Diplomatie: La gastronomie, vecteur d’influence

Le diplomate Serge Lemana Oyono vient de présenter un ouvrage à Douala, pour faire des mets Made in Cameroon des leviers de croissance.

Rarement on a vu la gastronomie sous l’angle de l’influence et de la stratégie économique. Pourtant, Serge Lemana Oyono ose cette piste, à travers un ouvrage intitulé : « Mondialisation des goûts et gastropolitique au sud du Sahara : impacts et enjeux sur la gastronomie camerounaise ». Le livre, présenté aux professionnels de l’hôtellerie-restauration, producteurs locaux et acteurs de la chaîne alimentaire de Douala le 3 avril dernier, opère une rupture dans la perception « traditionnelle » des mets camerounais. « La gastronomie peut devenir le moteur de la croissance économique du Cameroun et de son rayonnement international », estime l’auteur. Celui qui est par ailleurs diplomate qualifie la gastronomie camerounaise de « missile balistique ». Autrement dit, les plats locaux ne sont plus confinés à leurs aires d'origine et peuvent s’exporter. Il faut à présent « sortir de la cécité stratégique et travailler à améliorer notre patrimoine alimentaire commun », fait observer notre interlocuteur. Il y a trois ans, le Ndolè était classé 45e plat mondial. Mais on peut faire mieux. « Lorsqu’on parle d’influence gastronomique, on part d’une excellente connaissance de son patrimoine. Chez Ndema LaSue, c’est un combat. La carte poisson 237 allie patrimoine halieutique et création culinaire autour du poisson. Il faut déjà connaître nos espèces halieutiques », déclare Metchum Tayou, promotrice du festival Ndema La Sue dédié au poisson local. « Il faut que le Cameroun devienne un pays branché, c’est-à-dire ouvert au monde, où toutes les philosop...

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