Jusqu’au bout !

Du fait de la fraude et de l’évasion fiscale, les pays perdent, selon des spécialistes, en moyenne 1% de leur produit intérieur brut chaque année. Au Cameroun, cela représente environ 360 milliards de F. Une enveloppe qui prend des directions in­ connues, alors qu’elle aurait pu être injectée dans des investissements productifs pour le bien des populations. Ces pratiques créent également une concurrence déloyale pour les entreprises qui respectent leurs obligations fiscales. Face à ce mal pernicieux, des actions ayant commencé à porter des fruits sont entreprises par les pouvoirs publics, comme l’adhésion à des conventions internationales, la signature de traités avec des pays partenaires ou encore l’engagement au partage de renseignements fiscaux. Mais, il ne serait pas inopportun de serrer davantage la vis sur le plan local, tant les mauvaises habitudes ont la peau dure. L’administration fiscale gagnerait, de l’avis du fiscaliste Alain Symphorien Ndzana Biloa, à monter en puissance. Notamment dans les échanges de renseignements à des fins fiscales. Il faudrait multiplier les demandes de renseignements à des fins fiscales et même lancer l’échange automatique en œuvre dès 2027. Nul doute que la digitalisation des services fiscaux engagée depuis quelque temps et d’autres réformes dans le domaine aideront le pays à perdre moins d&rsqu...

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