Achats en ligne : gare aux tromperies !

T oute personne qui engage des fonds pour un arti­ cle désire satisfaire un besoin. Elle attend ainsi que l’objet acheté comble un manque. Résolve un pro­ blème. Vienne embellir une salle de séjour, une cuisine ou encore un véhicule. Si dans les marchés, le tête-à- tête vendeur-acheteur tourne parfois à l’avantage du client, en ligne, certains acquéreurs finissent parfois avec des larmes aux yeux. Déçus d’avoir commandé et acheté un produit contrefait, différent de ce qu’ils ont vu et apprécié sur les réseaux sociaux, Facebook sur­ tout. Internet a transformé le commerce. D’un marché de niche, la vente en ligne est devenue un phénomène de masse, brisant les barrières géographiques et logis­ tiques. Avec l'arrivée et l'extension de la 4G, les Came­ rounais naviguent sur le Net et font des achats à tout moment de la journée. A domicile ou entre deux dossiers à traiter au bureau, certains font des achats en ligne. La livraison intervient parfois quelques heures plus tard. Ce qui a facilité la vie des personnes qui ont du mal à sortir faire les courses. Facebook est devenu un véritable mar­ ché virtuel où l'offre rencontre la demande instantané­ ment. Les jeunes entrepreneurs ont trouvé un cadre d’expression facile. Avant Internet, ouvrir un commerce au Cameroun exigeait des investissements lourds (bail, aménagement de la boutique, électricité…) Aujourd'hui, Inter­ net permet à un jeune entre­ preneur installé à Douala, Yaoundé ou à Bafoussam de lancer sa boutique en ligne avec un capital de départ presque nul. Il suffit d'une connexion Internet, d'un smartphone et d'un compte sur les réseaux sociaux pour commencer à vendre. Mais au lieu de tirer les bénéfices de ce gros marché à portée de main, certains y ont introduit le faux. Se ca­ chant sous le couvert de belles illustrations, de photos d’articles attrayants et aguichants des produits sollicités par la majorité, ils vendent des objets de mauvaises qua­ lité. D’une main, ces commerçants vantent les beaux pro­ duits, de l’autre, ils distribuent l’approximatif au prix de l’authentique. Cette vente en ligne, très avantageuse pour les commerçants, pourrait chuter si au quotidien, les clients, éléments essentiels de leurs activités, étaient régulièrement déçus. Raison pour laquelle, ils gagneraient à changer de stratégie. En recherchant dans un premier temps la satisfaction des clients. Le tout n’est pas de se faire de l’argent à partir de sa chambre. L’on peut bien avoir 100 000 F en une journée en vendant des articles de piètre qualité. Mais pendant combien de temps va-t-on tromper les clients ? Combien reviendront après avoir été berné ? Sûrement pas beaucoup d’entre eux. Ceux qui donnent leur argent aux livreurs pour une alarme qui ne fonctionne pas, un filtre à eau inutilisable, des produits cosmétiques inefficaces, ou encore des housses de chaises dégradées, ceux-là, ne feront plus des achats en ligne. C’est une clientèle perdue, qui va contribuer à décourager les potentiels acheteurs. C’est ce qui semble actuellement se passer au Came­ roun. Depuis la montée en puissance du commerce en ligne, des clients ne cessent de se lamenter. Des voix s’élèvent. Elles critiquent les pratiques actuelles. Affir­ mant qu’il y a régulièrement tromperie sur la marchan­ dise. Le beau produit vanté sur Internet, n’est pas sou­ vent celui qu’on vient livrer. Il y a un décalage flagrant entre « le vu » et l'article reçu à la livraison. Le taux de clients satisfaits après un achat en ligne n’affiche certes pas 0% pour l’ensemble du pays, mais le niveau de dé­ ception appelle les acteurs à y mettre du sérieux. A livrer ce qui est présenté comme cela se fait sous d’autres cieux. Les cas fréquents incluent la livraison de produits contrefaits, non conformes aux photos publicitaires, y compris la disparition du vendeur après paiement. Des situations de non-conformité sont aussi courantes. Les articles reçus sont différents de la commande en taille, couleur ou matière. L’usage de faux profils est aussi noté. Ils passent souvent parfois par des photos truquées et de faux avis clients pour instaurer la confiance. Tout ceci parce que la grande majorité des e-commerçants et ven­ deurs sur les réseaux sociaux n'ont pas de st...

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