Les absents auront tort

L’agenda politique des prochains mois au Cameroun annonce deux échéances majeures : les législatives et les municipales. Un double scrutin qui devrait avoir lieu au premier semestre de l’an­ née prochaine. La particularité de ces élections est qu’elles don­ nent la possibilité aux citoyens de choisir directement ceux qui défendront leurs intérêts dans des assemblées délibérantes (As­ semblée nationale et conseils municipaux). Les résultats de ces consultations électorales peuvent aussi faire basculer le pays dans un sens comme dans l’autre. C’est d’ailleurs ce qui explique la forte mobilisation des partis politiques depuis plusieurs mois. Ceux-ci recherchent à la fois de nouveaux militants et sympathi­ sants et, dans le même temps, s’emploient à convaincre les po­ pulations d’aller se faire inscrire sur les listes électorales. Dans le viseur, il y a, tant pour le pouvoir que pour l’opposition, l’ambition de conquête d’une majorité dans l’une des Chambres du parle­ ment et dans les communes. Mais, peu importe les stratégies adoptées, l’acteur majeur reste le citoyen. C’est à lui qu’il revient d’écrire le scénario des pro­ chaines consultations électorales. Et, pour ce faire, il doit voter. Un droit civique conditionné par une inscription à jour sur une liste électorale. Le dire ressemble à du déjà entendu. La répétition s’im­ pose néanmoins, au regard de la tendance actuelle des statis­ tiques sur le fichier électoral. Elles révèlent qu’il y a moins d’en­ gouement en 2026 que lors des années précédentes. On peut évidemment questionner les méthodes de sens...

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