Extrême-Nord: Le BIR pour une rentrée sans peur

Quelques jours après la reprise des classes, le Bataillon d’intervention rapide multiplie les actions de proximité dans les localités exposées aux incursions de Boko Haram.

À Bounderi, dans le bassin du Lac Tchad, le message est clair : l’école doit reprendre, malgré la peur. Assis aux côtés des responsables communautaires, des parents et des forces de défense et de sécurité, le pasteur Tchana Gildas, membre de la cellule psychologique de l’opération Alpha du Bataillon d’intervention rapide (BIR), insiste sur l’importance de maintenir les enfants sur le chemin de l’école. De­ puis le 28 août 2026, les équipes sillonnent plusieurs localités sensi­ bles pour préparer les communautés à la rentrée scolaire et académique 2026-2027. De Bounderi à Waza, en passant par Kolofata, Amchidé, Limani, Nguet­ chewé, Mozogo ou Kangaleri, l'ob­ jectif est double : écouter les in­ quiétudes et apporter des réponses sécuritaires. Dans ces territoires éprouvés depuis plus d'une décennie par la menace de Boko Haram, l'école reste particulièrement vulnérable. La crainte d'une attaque, l'éloigne­ ment des établissements et les dif­ ficultés économiques peuvent pous­ ser certaines familles à garder leurs enfants à la maison. « Nous avons eu pour mission ici de mobiliser les communautés, de leur parler de l’im­ portance de l’éducation et de voir ensemble comment le BIR peut aider les enfants à aller à l’école de manière sécurisée et dans de très bonnes conditions », explique Tchana Gildas. Pour la cellule psychologique, il s'agit aussi de renforcer la confiance entre populations civiles et forces de dé­ fense et de sécurité. À Bounderi, les premiers retours sont encoura­ geants : les communautés disent vouloir voir leurs enfants reprendre les classes. Pour le colonel Bia...

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