140e Fête internationale du Travail: 25 000 voix pour le travail décent

Ce vendredi 1er mai 2026, les travailleurs ont pris d’assaut le Boulevard du 20 mai à Yaoundé. Sous un soleil de plomb, syndicats, entreprises, administrations et acteurs de l’informel ont défilé devant la tribune.

Dès 8 h, le Boulevard du 20 mai change de visage. Des barrières sont dressées, des drapeaux flottent au vent et les premières fanfares accordent leurs cuivres. À 10h précises, le coup d’envoi est donné. La tribune officielle est pleine. Autour du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, ont pris place des membres du gouvernement, les autorités administratives et municipales, ainsi que plusieurs ambassadeurs et représentants d’organisations internationales. Le carré du ministère du Travail et de la Sécurité sociale ouvre le défilé. En tête, une grande banderole donne le ton de cette édition : « Dialogue social et travail décent : facteurs de paix, de cohésion nationale et de développement économique ». Dans son allocution, le ministre Grégoire Owona salue « le courage des travailleurs camerounais » et appelle les employeurs à « faire du dialogue social une réalité quotidienne dans les entreprises ». Passage tout aussi attendu, celui des syndicats et des acteurs de l’économie informelle. La Confédération des syndicats autonomes du Cameroun avance en rangs serrés. On reconnaît les mototaximen avec leurs casques, les transporteurs urbains, les « bayam-sellam » en pagnes aux motifs éclatants et les associations de retraités entre autres. Leurs pancartes interpellent : « Égalité des chances », « Protection sociale pour tous », « S’engager pour la paix par l’emploi ». Le secteur bancaire suit. La SNI, le Crédit Foncier du Cameroun, les établissements de microfinance et les compagnies d’assurance défilent avec leurs propres fanfares. Chaque entreprise entonne ses chants de ralliement. Plus loin, le BTP fait une démonstration de force. Les employés de Somaf, Razel et de l’École des travaux publics marchent casque sur la tête, truelle à la main. Le passage de Hysacam déclenche une salve d’applaudissements. Balais, pelles et brouettes en main, les agents de propreté reproduisent les gestes du ramassage des ordures. « On les critique souvent, mais aujourd’hui on les célèbre », confie une spectatrice. L’émotion gagne la tribune lorsque la Fondation Himalaya entre sur le boulevard. Des personnes ha...

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