Ventes promotionnelles: Qu’est-ce qu’on y gagne ?

Les opérations ponctuelles de commercialisation de produits de grande consommation à coûts réduits apparaissent comme une bouffée d’oxygène pour les consommateurs en proie à un pouvoir d’achat faible et une inflation galopante.

P as un mois ne passe sans que des supermarchés ne « cassent » les prix à grand renfort de publicité sur des plateformes virtuelles comme phy­ siques. Les occasions spéciales et les dates phares du calendrier (ren­ trée scolaire, fête des mères, fête des pères, Pâques, Ramadan, Tabaski, Black Friday, Noël, Nouvel An, etc.) sont le prétexte idoine pour les ma­ gasins de faire des soldes et attirer la clientèle. Un éventail de stratégies est mis à contribution. Dodo Zangou El Nissi, expert marketing, en identifie quelques-unes, notamment des ré­ ductions en pourcentage avec l’uti­ lisation de pancartes « jusqu’à - 70%», ou des annonces telles que « prix choc », « un produit acheté un offert », mais aussi l’utilisation de cartes fidélité, des réductions sur des gammes spécifiques (produits de marque, électroménager, etc.) ou encore le « bunding » qui consiste à offrir des packs promotionnels. La « Quinzaine du Made in Cameroon » tenue en mai dernier à Playce » Yaoundé se présente comme une occasion de profiter de réductions pour les acheteurs, mais aussi une vitrine du savoir-faire local. Selon Jean Pierre Mbanga, président de Legends Association (Legaci), grou­ pement de valorisation du made in Cameroon qui fédère plus de 600 Pme locales, elle a permis de se ren­ dre compte que « des dizaines de produits camerounais sont au­ jourd’hui présents dans les rayons aux côtés des marques importées, avec des emplois créés, une contri­ bution à l’assiette fiscale de l’Etat. C’est cela l’impact réel : pas seule­ ment de la visibilité ponctuelle, mais une transformation des chaînes de valeur ». Hors de ces grandes surfaces, les ventes promotionnelles des produits de grande consommation organisées à Yaoundé et dans certaines villes du pays gagnent du terrain. Elles sont les compagnons des acheteurs lors des rentrées scolaires ou pendant les fêtes de fin d’année. Depuis trois mois, le Boulevard du 20 mai de Yaoundé vibre au rythme de la ren­ trée commerciale organisée par le ministère du Commerce (Mincom­ merce), laquelle devrait se prolonger jusqu’au 30 septembre prochain, voire au-delà, selon les organisateurs. Sur place, les libraires y effectuent des remises de 5% sur les livres, tandis que des grossistes y propo­ sent des lots de cahiers Travaux pratiques de 300 pages à 5500 F au lieu de 6000 F. Alphonse Foued­ jeu, parent d’élèves, s’est réjoui d’y avoir effectué 75% des achats de la rentrée scolaire de ses enfants. Des réductions sont aussi appliquées sur une variété de produits de grande consommation (huiles végétales, sa­ vons, viande de bœuf, etc.). L’une des denrées qui se vend comme des petits pains est le riz d’origine in­ dienne dont le sac de 50 kg est commercialisé à 13 500 F au lieu de 16 000 F. Pour le Mincommerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, l’af­ fluence observée au Boulevard du 20 mai est le signe que les opéra­ teurs économiques ont rejoint la dy­ namique de lutte co...

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie