Affaire Martinez Zogo: Le 35e témoin appelé

Le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du Service central des recherches judiciaires de la gendarmerie nationale a commencé à témoigner hier au Tribunal militaire.

A 11h48, le président de séance, le colonel Jacques Calvin Misse Njone, déclare l'audience ouverte. Le Ministère public entame l’exercice d’interro­ gatoire du lieutenant-colonel Dieu­ donné Bialo, chef du Service central des recherches judiciaires de la gendarmerie nationale, 35e témoin appelé devant la barre. « Comment vous vous êtes retrouvé dans ce dossier ? », interroge le commis­ saire du gouvernement, le lieute­ nant-colonel André Eric Atemengue Ombga. « Le service central s'est auto-saisi à la suite de l'information de la disparition de M. Zogo. Et après la découverte de la dépouille pour des recherches judiciaires comme le veulent ses attributions», répond l'officier supérieur de gen­ darmerie. Sur ses premières actions dans cette enquête, il précise : « Le service n'a pas fait de consta­ tation mais il s'est déployé dans une quête environnementale aussi bien auprès des citoyens que de la vidéosurveillance, ceci avec l'ap­ pui de la Légion de gendarmerie du Centre ». Avez-vous posé des actes d'en­ quête ? « Le service n'a pas posé d'acte d'enquête. Il s'est limité au tracking des téléphones et autres appareils électroniques », tranche- t-il, ajoutant qu’il assistait le com­ mandant de Légion. Interrogé sur son appartenance à une commis­ sion d'enquête mixte, il explique avoir remplacé un membre de la gendarmerie, information commu­ niquée au commissaire du gou­ vernement. Une question sur sa promotion à l'Ecole militaire inter­ armées vise à établir un lien avec le colonel Danwe, issu de la même promotion. « Pensez-vous que cela puisse influencer votre juge­ ment ? » Réponse : « Négatif ! ». Le témoin détaille ensuite le tracking ayant conduit à l'inter­ pellation du colonel Danwe, de responsables de la DGRE, dont le Directeur général, Léopold Maxime Eko Eko. Il reconnaît que c'est par ses services qu'un message met­ tant en cause Bruno Bidjang a été retrouvé depuis le téléphone d'un certain Paul Daisy Biya. La cross-examination des avocats des ayants droit de Martinez Zogo va suivre. Elle porte alors sur un point sensible : l'un des téléphones de l'accusé Amougou Belinga, qui aurait été distrait par son épouse, Melissa Amougou Belinga lors de son arrestation. « S'agissant de la recherche de l'appareil, la com­ mission avait interpellé deux per­ sonnes, dont une dam...

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie