Reproduction humaine: la famille Chracerh s’agrandit encore

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Yvette MBASSI-BIKELE | 08-12-2017 08:24

Deux bébés, une fille et un garçon, sont venus au monde hier, par césarienne, au sein de l’institution.

C’est une autre victoire, contre la stérilité, que l’équipe médicale du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh) a engrangée hier. Selon les spécialistes, ce n’était en effet pas acquis, du départ à l’arrivée.

Surtout pour le cas de dame Emilia A., primipare de 39 ans, descendu en premier lieu au bloc opératoire. « La patiente présentait un problème d’infertilité dû à l’obstruction bilatérale des trompes depuis des années. Malgré une cœlioscopie ayant servi à les déboucher, il a fallu une fécondation in vitro pour obtenir une grossesse.

Sur les trois embryons transférés, un seul a tenu et c’est ce bébé que nous mettons au monde aujourd’hui », a expliqué le Pr Jean-Marie Kasia, chirurgien gynécologue-obstétricien, administrateur directeur général du Chracerh.

Mais, ce ne sera pas le seul défi pour cette patiente. Le déroulement de la grossesse s’avère délicat : dès les premiers mois, elle prend beaucoup de poids au point d’afficher 133 Kg à terme et de développer une hypertension. Pas d’autre choix que de la délivrer par césarienne. Un exercice du reste pas facile, au regard de son gabarit.

Les vagissements de sa fille tirée de ses entrailles aux alentours de 14 h soulagent et rassurent l’équipe médicale. Le poupon, délicieusement rose, affiche 3,2 Kg et présente tous les signes d’une bonne santé. Des prélèvements, pour des examens approfondis un peu plus tard, sont tout de même effectués sur le nouveau-né. « Sa maman ne présente pas de diabète.

Nous voulons comprendre ce qui explique cette prise de poids considérable. De plus des bébés nés dans ces conditions peuvent nous faire une hypoglycémie, nous devons tout explorer », explique un membre de l’équipe médicale.

Autre cas : celui de dame Mofor, 39 ans, première grossesse. « Elle avait un problème d’ovulation, les trompes bouchées, avec des myomes localisés à l’intérieur de l’utérus. Son époux souffrait quant à lui d’oligospermie.

Comme pour la plupart des patientes ici, sa grossesse fait suite à une fécondation in vitro. L’on est obligé de procéder par une césarienne, étant donné que les myomes sont prævia, c'est-à-dire avant le bébé et bouchent les voies basses.

L’accouchement ne peut se faire naturellement », a expliqué Pr Kasia. La dame a donné naissance à un petit garçon de 2,8 Kg.

C’est une année médicale satisfaisante qui se boucle au Chracerh. Des 50 grossesses obtenues au début des opérations en 2016, 35 sont déjà arrivées à terme et ont abouti à des accouchements réussis.

L’hôpital a aussi gagné en visibilité et est sollicité par toutes les couches de la population. Actuellement, 290 patientes sont dans le circuit de la FIV. Plusieurs autres attendent encore les consultations. Le grand challenge est désormais de les accueillir et les satisfaire toutes.

 

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