Cameroon-Tribune

Responsive image

Quand on veut gagner gros à tout prix

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 19-04-2018 09:48

Le Contexte

La crédulité et le goût de la facilité constituent le terreau sur lequel se construisent ces sociétés écrans.

La « success story » de ces sociétés écrans qui font rêver certains Camerounais tient à des facteurs qui structurent le profil de leurs adhérents. On peut de prime abord s’interroger sur l’attentisme de certaines autorités qui constatent sur le tard, l’existence illégale de sctructures dangereuses.

L’interdiction par le préfet du Mfoundi de « l’Institut Mida et de prévention des crises civiles et militaires » sur toute l’étendue du département éponyme pour « existence illégale, usurpation de fonctions, corruption de la jeunesse, port illégal d’insignes et d’uniformes militaires, escroquerie par appel au public » intervient presque sept mois après le lancement des activités de cette structure qui, comme toutes les sociétés de même acabit, a apparu sporadiquement sur la scène publique. Mais son déploiement rapide et son rayonnement auprès de ses adhérents se nourrit beaucoup plus de la précarité ambiante.

On l’aura constaté, la plupart des adeptes de l’Institut Mida se recrutent essentiellement parmi les étudiants et autres personnes en quête d’emploi ou d’un avenir meilleur. Si l’on peut, dans une certaine mesure, comprendre l’attitude de ces catégories sociales par rapport à une organisation rompue dans le marketing de réseau, il est curieux de constater qu’une partie non négligeable des « victimes » de ces sociétés écrans est constituée « des personnes nanties » presque totalement à l’abri du besoin.

Certains ont vidé leurs comptes bancaires ou se sont endettés auprès des tontines et des établissements financiers pour venir faire des placements à hauts rendements. D’autres ont vendu maisons et voitures pour les mêmes raisons. Mues par l’appât du gain facile pour certains et poussés par la crédulité pour d’autres, ces catégories de « clients » découvrent sur le tard la supercherie de ces vendeurs d’argent magique.

Les griefs qui ont conduit les autorités publiques à interdire les activités de l’Institut Mida sont presque les mêmes que ceux reprochés à la Fondation pour l’Assistance Maladie et Maternité Cameroon (Famm Cam). Lancée en 2002, cette Ong présentée par sa promotrice d’alors comme une panacée à la sécurité sociale au Cameroun, a été assignée en 2007 devant les instances judicaires pour « usurpation de fonctions, détournement de deniers publics, refus de déclarer les impôts et refus de reverser les cotisations à la CNPS ».

Le montant des cotisations sociales collectées auprès de 2 800 employés de cette Ong a été évalué à 1,3 milliard de FCA. Quelques années avant, le feuilleton Leadership Academy dont les activités ont été interdites en octobre 2000 par le ministre de l’Economie et des Finances d’alors a fait des vagues. Soupçonnée d’être une société écran, cette institution d’épargne a été sommée de fermer ses portes.

Leadership Academy dont le principal promoteur était un expatrié, s’était vu refuser l’agrément par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) invitait les clients potentiels à lui confier leur épargne pour des intérêts mirobolants .

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

Responsive image

Yaoundé: Tenor en concert

Culture
Gaël de SOUZA | 17-08-2018 10:06 0 0

 Demain à 18h au Palais des Sports, l’artiste va animer un show plein de promesses.

Tenor le promet : demain, jour du concert, les portes seront ouverte...
Lire la suite

Responsive image

Charity Gala To Assist Needy Children:

Culture
Dilian WELLENG (Intern) | 17-08-2018 10:02 0 0

The donation will help provide didactic material to children under the care of Alliance Smile NGO.

The Non-Governmental Organization (NGO), Alliance Smile For Children, h...
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter