Cameroon-Tribune

Des règles à respecter

24 heures
Simon Pierre ETOUNDI | 10-07-2018 12:01

Regard

La publication il y a quelques jours de la liste des établissements de microfinance (Emf) autorisés à exercer au Cameroun, est venue rappeler à tous que les pouvoirs publics prennent à cœur leur rôle de régulateur du secteur financier sur le plan national. 

En tout cas en tant qu’autorité monétaire, le MINFI agit comme le bras armé de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) qui exerce le pouvoir règlementaire et le pouvoir de contrôle sur les Emf.

Il n’est dès lors pas question de laisser s’installer des mauvaises pratiques et faire prospérer des acteurs indélicats qui mettraient en péril les petits épargnants (ceux en marge du circuit bancaire traditionnel qui constituent la clientèle principale des Emf).

Du reste les cas des Emf, ayant été confrontés à des difficultés sont nombreux. Et c’est pour éviter les images de désarroi d’une clientèle qui du jour au lendemain voit son épargne se volatiliser sans garantie de remboursement, que les pouvoirs publics sont contraints d’intervenir. Il est notamment question de poursuivre les mesures d’assainissement d’un secteur  qui contribue à hauteur de 10% au financement de l’économie nationale.

Pour ce faire, il faut prévenir les risques systémiques qui peuvent porter un coup au tissu financier national. Toutes ces précautions sont nécessaires parce que de nombreux dysfonctionnements (problème de gouvernance, détournement des fonds, octroi des crédits sans garantie, défaut de manuel de procédure etc.) ont été observés. Tout cela a contribué à faire de l’activité des Emf, une activité instable et peu fiable.

Ces derniers temps les autorités financières nationales ont pris des mesures fortes pour ramener un peu de sérénité dans l’activité des Emf. C’est ainsi qu’il y a quelques semaines, le ministre camerounais des Finances a  procédé au lancement officiel de la Centrale des risques des établissements de microfinance (Emf) à Yaoundé.

Elle vise à  poursuivre l’œuvre d’assainissement de ce secteur. Cette centrale va par exemple contribuer à centraliser les informations sur les demandeurs de crédits, pour permettre aux établissements de microfinance de maîtriser le profil des emprunteurs. Les usagers insolvables vont ainsi être systématiquement identifiés. Ce sont ces « mauvais » clients qui plombent généralement le portefeuille crédit des établissements de microfinance.

De plus en plus il faudrait tendre vers le respect des règles. A ce effet, le nouveau règlement qui date de septembre 2017 et qui est relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de microfinance dans la zone Cemac doit être  une vraie boussole pour tous les acteurs.

Ce règlement insiste notamment sur le respect des règles prudentielles, des principes de gouvernance et le bon fonctionnement des organes sociaux. Davantage, il prévoit des mécanismes de contrôle plus serré de l’activité des établissements de microfinance.

Toutefois, la Cobac et l’autorité monétaire nationale restent disposées à aider les Emf pour leur mise en conformité avec les lois.
 

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