Climat post-électoral : l’ingérence qui ne passe pas

Face aux injonctions européennes, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a condamné la tentative d’intrusion de ce partenaire dans les affaires internes du Cameroun.

L’actualité diplomatique cette année a été marquée par un incident dont tout le monde se serait bien passé. Alors que le Cameroun faisait face à des violences post-électorales ponctuées par des destructions de biens publics et privés et des morts, l’Union européenne s’est exprimée sur la question, à travers son parole depuis Bruxelles. Celui-ci évoquait, dans un communiqué signé le 28 octobre dernier, « la répression violente des manifestations qui ont eu lieu les 26 et 27 octobre 2025 », tout en déplorant « la mort par arme à feu de plusieurs civils » et en soulignant « l’importance de garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les acteurs politiques de ce processus ». Il y a ensuite eu une autre sortie évoquant « le recours excessif à la violence », les « violations des droits humains » et « des personnes détenues arbitrairement ». Ceci, après le décès en détention, le 1er décembre 2025, de Anicet Ekane, leader du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem).
Cette attitude, aux antipodes des usages diplomatiques, a amené le Cameroun à réagir. « Le gouvernement désapprouve sans réserve une telle initiative contraire, en tous points de vue, aux usages diplomatiques entre les Etats, fondés sur le respect mutuel. A cet égard, il va de soi qu’une mission diplomatique, fût-elle de l’Union européenne, ne saurait adresser des injonctions ou prescrire des orientations à un Etat souverain, toute chose qui pourrait s’apparenter à une volonté d’ingéren...

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