Respect des droits des enfants: Ces contenus qui dérangent

La problématique était au coeur d’un atelier de formation des journalistes organisé du 24 au 25 juin dernier à Yaoundé.

Deux jours de formation, 60 journalistes et quatre experts autour d’une seule problématique : « Informer oui, violer les droits des enfants non ! » Plan International Cameroun a organisé les 24 et 25 juin derniers à Yaoundé un atelier sur les médias et la protection de l’enfance. La rencontre a réuni magistrats, sociologues, médecins et journalistes. Objectif : doter les rédactions locales d’outils concrets pour traiter les violences faites aux enfants sans les exposer une deuxième fois. « Informer ne doit jamais exposer. Raconter des histoires, en particulier celles des enfants, requiert une communication éthique, respectueuse et responsable, qui protège la dignité et la sécurité de ceux que nous mettons en lumière », a expliqué Josiane Ngouleu, spécialiste de sauvegarde à Plan International Cameroun. Ulrich Xavier Ovono Ondoua, magistrat au ministère de la Justice, a ouvert les travaux sur les passerelles entre droit à l’information et protection de l’enfant. L’importance selon lui étant de toujours faire prévaloir l’intérêt supérieur des plus jeunes. Ici, la diffusion des images, des photographies, des vidéos d'enfants victimes de violence est clairement à proscrire. « Il ne va pas de l'intérêt de l'enfant que leurs images soient associées à un traitement médiatique qui vient mettre au goût du jour leur vulnérabilité... Ces enfants grandiront un jour. Dans un contexte où il n'y a pas de mort numérique, il suffira d'un clic de main pour que tout ça remonte en surface avec son lot de traumatisme », a rappelé le magistrat. Le Pr. Moustapha Moncher Nsangou, sociologue de la santé, à son tour, a insisté sur le rôle des médias dans la...

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