Contraintes: Des obstacles à lever
- Par Assiatou NGAPOUT M.
- 26 Jun 2026 09:02
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Des craintes sécuritaires et des disparités économiques constituent les principaux freins à la libre circulation des hommes à travers l’Afrique.
Lutte contre l’insécurité et le terrorisme Plusieurs pays craignent que l’ouverture des frontières ne facilite les déplacements transfrontaliers de groupes armés, de réseaux de trafiquants d’êtres humains et d’armes. Le contrôle des identités reste un outil de défense majeur dans les zones touchées par des crises. Car, l'ouverture ou la porosité des frontières peuvent effectivement être exploitées par des réseaux criminels transnationaux et des groupes armés. Ces flux illicites représentent des défis majeurs, particulièrement dans les régions marquées par l'instabilité politique. Selon des experts, la libre circulation permet aux groupes rebelles et terroristes de s'approvisionner plus facilement en armes et en munitions via des réseaux de contrebande. Disparités économiques et pression démographique Des pays aux économies plus fortes ou disposant de ressources spécifiques redoutent une immigration massive. Par exemple, la peur d’une concurrence déloyale sur le marché du travail, la baisse des salaires, la déstabilisation de leurs systèmes de protection sociale ou d’une pression excessive sur les services publics locaux pousse certains Etats à ériger des barrières. En effet, les gouvernements craignent que les nouveaux arrivants ne saturent le système de santé, les transports, l'éducation et les prestations sociales, dépassant ainsi les capacités d'accueil et le budget de l'État. A cela, s’ajoute la peur d'une concurrence accrue pour les travailleurs locaux, d'une baisse générale des salaires et d'un risque de dumping social si l'afflux de main-d'oeuvre dépasse les capacités d'absorption du pays. Ainsi que la crainte de tensions culturelles ou de difficultés d'intégration rapide des populations migrantes au sein du pays d’accueil. Pertes fiscales et douanières Les visas et taxes douanières constituent des sources de revenus non négligeables pour certains Etats. Beaucoup de pays rechignent à déléguer leurs compétences migratoires à des institutions communautaires supranationales. Cette réticence s'explique par la nature régalienne de la maîtrise des frontières. L'immigration est perçue comme un enjeu indissociable de la souveraineté nationale et de la sécurité intérieure. Par conséquent, les gouvernements craignent qu'une gestion supranationale n'affaiblisse leur capac...
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