« Je leur ai donné un certain nombre d’assurances »
- Par Jocelyne NDOUYOU
- 29 Jun 2026 09:50
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Louis Paul Motaze, ministre des Finances.
Monsieur le ministre, vous rencontrez les responsables de EDF, alors qu’il y a une certaine tension au sujet des factures impayées en rapport avec l’électricité produite à Nachtigal. Que vous êtesvous dit ? S’ils ont souhaité me voir c’est parce qu’il y a un peu d’eau dans le gaz. Il y a quelques problèmes qui ont commencé avec Nachtigal, un projet en mode partenariat public-privé, c’est-à-dire pas mal d’investisseurs qui ont mis de leur argent dans cette affaire et qui attendent que l’énergie soit payée pour que Nachtigal puisse rembourser les crédits. Les investisseurs qui ont accepté d’entrer dans le projet Nachtigal sont presque les mêmes qui sont pressentis pour le projet de barrage de Kikot. Ils veulent bien avancer pourvu qu’ils voient que pour Nachtigal toute se passe bien. Il fallait donc que je leur donne quelques assurances à ce sujet parce qu’il y a un projet de développement du secteur de l’électricité qui est géré au niveau du ministre de l’Eau et de l’Energie. Je leur ai rappelé que ce projet existe et que certains partenaires, notamment la Banque mondiale, sont désireux de nous accompagner. Mais nous avons demandé un audit de ce projet dont je leur ai également parlé, car ils ont reconnu qu’entre Nachtigal et Kikot, le coût semble passer du simple au double. Mais il y a des explications qui ont été données : Covid- 19, la guerre russo-ukrainienne et maintenant la guerre du Moyen-Orient qui alourdissent les différentes charges. A quoi va servir cet audit ? Il ne s’agit pas de faire un procès d’intention, mais de faire un audit pour que tout le monde sache où on va et à quel rythme. Je leur ai donné un certain nombre d’assurances et souhaité que la confiance règne un peu plus parce que moi, comme ministre des Finances, quand je lis beaucoup de rapports qui viennent du conseil d’administration, je sens que ça tangue un peu entre ce conseil et la direction générale. On ne peut se lancer dans des projets d’une grande importance comme ceux-là, attendus par le chef de l’Etat, si ça ne va pas fort entre les différents partenaires. On peut défendre chacun ses intérêts mais le faire sereinement et surtout dans l’intérêt du projet. Que fait le Cameroun de son côté pour que ce projet et ceux à venir marchent ? Au niveau du ministère des Finances, je leur ai annoncé les habilitations que nous avons déjà eues de la part du chef de l’Etat pour trouver des ressources afin d’apurer les restes à payer de la demande intérieure. Nous avons commencé à le faire, notamment grâce à des conventions que j’ai signées le 30 janvier à Londres et qui ont servi à apurer une partie de cette dette intérieure. Je leur ai dit que les problèmes du secteur de l’énergie sont considérés pour nous comme faisant partie de la dette intérieure. J&rsquo...
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