Le FENAC en grande pompe

Culture
Monica Nkodo | 30-12-2016 17:32

La 8e édition du Festival national des arts et de la culture à Yaoundé, du 7 au 13 novembre 2016 a été un succès populaire selon l’organisation.

Un événement rendu solennel dès l’ouverture. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a honoré de sa présence une cérémonie enthousiaste et pleine de chaleur, mettant sous les feux des projecteurs la crème du patrimoine national le 8 novembre dernier. Cette 8e édition du Festival national des arts et de la culture (FENAC) a démontré toute la diversité culturelle du Cameroun et l’a révélée sous nombre de coutures. Le Musée national à Yaoundé, carrefour du FENAC a drainé nombre de visiteurs durant une semaine, du 7 au 13 novembre dernier. Comme l’a expliqué Mouhtar Ousmane Mey, secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, au moment du bilan, « le public nous a surpris à travers le niveau de fréquentation du village du FENAC. Nous nous attendions à une fréquentation approximative de 10 000 visiteurs par jour mais les statistiques nous disent que nous sommes allés au-delà. Par moments, nous avons doublé ce chiffre-là. L’engouement était fort. » La grande allée de l’esplanade du Musée national qui abritait une exposition de référence basée sur les traditions séculaires de l’architecture qu’on retrouve dans la plupart des aires ethno-culturelles du Cameroun, n’a pas désempli tout au long du FENAC. Les aires du Grand Septentrion, des Sawa- Bassa, des Grassfields et des Fang-Béti ont fait voyager les visiteurs aux quatre coins du pays. Les 250 stands ont souvent été sollicités. La reconnaissance de plus de 130 artistes: comédiens, musiciens, écrivains, cinéastes, groupes culturels et institutions est le fait marquant de ce huitième FENAC. Ancienne et nouvelle générations d’artistes ont ainsi été honorées par le chef de l’Etat. Manu Dibango, Eko Roosevelt et Esso Essomba ont été élevés au rang de Grands officiers de l'Ordre de la valeur, quand d'autres noms reconnus sont devenus officiers, commandeurs ou chevaliers de l’Ordre de la valeur. Toujours d’après Mouhtar Ousmane Mey, « en ce qui concerne les décorations décernées par le président de la République à toute la composante du monde culturel c’est-à-dire des artistes, des peintres, écrivains, éditeurs, etc., c’est quelque chose d’inédit. » Le FENAC c’est aussi des Master Class et rencontres inter-professionnelles au cours desquelles les jeunes artistes ont pu échanger avec des pontes comme Vicky Edimo et affiner leurs connaissances. Une foire du livre a aussi donné lieu à des dédicaces d’ouvrages, des conférences avec les auteurs et écrivains célèbres, des tables-rondes, entre autres. Sans oublier les activités sportives avec des jeux traditionnels, des courses de pirogues au Lac municipal ou encore l’élection de Miss FENAC. La fête a été belle pour les participants. Le lieu de la 9e édition a déjà été dévoilé. Ce sera à Bertoua, dans la région de l’Est. Le FENAC, entre fête et promotion culturelle. Monica NKODO Cameroon Tribune Vendredi, 30 décembre 2016 Trois ans entre le premier et le deuxième Salons internationaux du Livre de Yaoundé, mais toujours autant d’intérêt. Du 2 au 6 juin 2016, la capitale camerounaise a réuni autour du thème : « Le livre, vecteur d’intégration et de développement », des milliers de lecteurs, mais aussi des auteurs, des éditeurs, bref toutes personnes touchant de près ou de loin l’univers du livre. L’esplanade du Musée national a accueilli l’événement. Le Salon du livre ou Silya, organisé par le ministère des Arts et de la Culture (MINAC) sous le haut patronage du président de la République, s’est révélé une opportunité de visibilité pour les opérateurs du secteur du livre. Elle leur a offert un champ d’échanges constructifs basés sur la promotion de leur secteur. Les éditeurs indépendants ont pu tisser des liens avec des professionnels et parfaire leurs activités de jeunes entrepreneurs. Les auteurs camerounais ont su valoriser leur potentiel, quand des auteurs célèbres ont eu des discussions enrichissantes avec leurs nombreux fans. La littérature camerounaise qui ne cesse d’engranger des récompenses et reconnaissances depuis des décennies a pu mesurer sa vitalité. De célèbres écrivains camerounais, issus de la diaspora, sont venus s’entretenir avec leurs fans à la faveur de conférences, dédicaces et débats. Des jeunes auteurs bourrés de talent et d’imagination ont été découverts grâce au concours organisé pendant le Silya. Calixte Beyala, Gaston Kelman, Hemley Boum étaient présents, comme d’autres plumes internationales, à l’image de l’Egyptien Mohamed Salmawy. Selon les éditeurs approchés par CT au terme du Salon, le bilan de cette deuxième édition a été positif, après cinq jours de lettres, de proses, de voyages effrénés entre les lignes. Satisfaction donc du ministère des Arts et de la Culture (MINAC), qui s’est réjoui de la présence des visiteurs, lecteurs, auteurs, éditeurs et même des curieux. M. N SILYA 2016, une expérience instructive. ? Du

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