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Jeunes et armée, une motivation à toute épreuve

24 heures
Azize MBOHOU | 18-05-2017 17:30

 Alors que le pays fait face à des attaques sur plusieurs fronts, les jeunes assument leur attirance pour le métier des armes.

Depuis le début de la guerre contre Boko Haram, des évènements tristes sont souvent vite arrivés. Des soldats qui perdent la vie, parfois quelques mois seulement après le début de leur carrière militaire. Mais ces pertes ne sont pas toujours parvenues à stopper le rêve que caressent des milliers de jeunes Camerounais. En effet, lors des récents concours de recrutement, la ruée des jeunes en quête d’une carrière militaire a été exceptionnelle. Pour s’en convaincre, au dernier recrutement des jeunes commandos au profit du Bataillon d’intervention rapide (BIR) et de la Garde présidentielle (GP), ce sont des dizaines de milliers de dossiers qui ont été enregistrés. Pour sélectionner 1 800 commandos du BIR, il a fallu carrément « discriminer » parmi ces milliers de jeunes Camerounais, qui ne rêvent que d’aller défendre leur patrie au front. Pour ceux-ci, les gouttes de sang des compatriotes au front sont comme une source supplémentaire de galvanisation.
Cet engouement est aussi, on s’en doute bien, l’une des retombées évidentes de la réforme voulue par le chef de l’Etat, chef des armées, et mise en œuvre depuis 2001. Ce processus comme l’avait rappelé Paul Biya, le 8 décembre 2010 à Bamenda, à l’occasion du cinquantenaire des armées, «vise à moderniser et à accroître l’efficacité opérationnelle de nos forces de défense». Cette réforme a pour axes majeurs «le rajeunissement et la professionnalisation des effectifs, la modernisation des équipements et l’amélioration du cadre de vie des personnels militaires». Ainsi, le rajeunissement et la professionnalisation, on peut les comprendre aujourd’hui à travers cette diversification des métiers dits « sociaux » au sein de l’armée, et au bénéfice des jeunes. Un jeune, titulaire d’un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) en mécanique-auto ou maçonnerie, trouve aisément une place dans l’artillerie (volet entretien d’engins lourds) ou le Génie militaire. Un infirmier, instituteur ou journaliste, peut, après avoir été admis dans l’armée, déployer sescompétences dans un segment professionnel des forces de défense. Une armée rajeunie et professionnelle, c’est la muse dont la jeunesse se sert, socle d’un Cameroun stable, paisible et prospère.  

 

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