Violences faites aux femmes: le temps de la dénonciation

Le Minproff, Marie Thérèse Abena Ondoua, a procédé au lancement de la campagne mondiale de lutte contre ce phénomène mardi à Yaoundé.

Winnie Oyono, depuis sa petite enfance a connu une vie jalonnée de violences. Aujourd’hui, bien que libérée, elle continue de porter les marques de son histoire. C’est avec beaucoup d’émotion que la jeune fille âgée d’une vingtaine d’années a raconté ses douleurs et ses peines devant un public médusé. C’est à huit ans, que son calvaire a commencé avec le repassage des seins par sa génitrice. Puis, elle a été violée à l’âge de 14 ans par son oncle. Trois ans plus tard, elle contracte une grossesse non désirée. Une situation qui poussera sa mère à la faire avorter clandestinement. Mais, tout ne se passe pas comme prévu et la jeune dame restera pendant trois jours dans une douleur insoutenable avec le fœtus bloqué entre les jambes. Actuellement à 20 ans, elle est consciente de ce qu’elle aurait pu tout perdre dans ce gouffre. Son témoignage a arraché des larmes à l’assistance constituée d’associations de lutte contre les violences faites aux femmes. C’était au cours du lancement de la campagne mondiale contre ce phénomène mardi à Yaoundé. Une campagne baptisée « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » lancée  par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoua, en partenariat avec l’Onu-Femmes. Avec pour thème : « Lutte contre les violences faites aux femmes : prêter une oreille attentive aux souffrances des survivantes ».

D’après les chiffres, plus de 55% de femmes ont été victimes d’un acte de violence sans oublier celles qui vivent actuellement dans les régions en crise au Cameroun. Plus de 30 % d’entre elles en subis...

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