La 15e assemblée de la Cour pénale internationale (CPI) qui se tient du 16 au 24 novembre prochain est loin d’être une réunion ordinaire. Surtout qu’elle se tient au lendemain des annonces de retrait du Burundi, de l’Afrique du Sud et de la Gambie
S’il est clair que ces annonces marquent un tournant dans les relations difficiles entre les pays africains et ce tribunal, il n’en demeure pas moins vrai que l’hostilité de nombreux gouvernements africains vis-à-vis de cette cour est de notoriété publique depuis le mandat d’arrêt émis contre le président soudanais, Omar El Béchir en 2009. L’hostilité africaine à l’égard de la CPI s’est accentuée en 2012 au point de se transformer en campagne active contre cette juridiction lorsque la CPI a initié des poursuites contre le chef de l’Etat kenyan, Uhuru Kenyatta. Pour justifier le ras-le-bol des Africains, de nombreux observateurs relèvent que sur 10 enquêtes de la cour ayant débouché sur des inculpations, neuf sont liées aux crimes commis en Afrique par des Africains. Alors que des crimes perpétrés partout ailleurs dans le monde notamment au Proche et Moyen-Orient, Ukraine, Colombie, et Afghanistan demeurent impunis. Ce constat est grave quand on sait que la CPI a été créée par le statut de Rome de 1998 pour contribuer à mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves qui perturbent la communauté internationale. Seuls 124 Etats ont adhéré à ce statut débouchant ainsi sur une justice à double vitesse. Les mêmes observateurs souligne...
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