« Un coup de pouce aux femmes cinéastes »

Cornelia Glele, promotrice du Festival international des films de femmes de Cotonou.

Quelle appréciation faites-vous de la première édition du Festival international des films de femmes de Cotonou qui vient de s’achever ?

C’est une édition réussie pour nous et un pari gagné. Nous nous sommes énormément battus afin d’offrir un beau festival aux Béninois et aux personnes qui viendront de l’Afrique et du monde entier. Nous sommes heureux d’avoir relevé le défi de cette première édition, qui n’a pas été de tout repos. Mais l’engagement et le dynamisme dont nos équipes ont fait montre, nous encouragent à aller de l’avant. Sans parler de cette incroyable mobilisation sur le plan national mais aussi international. Et que dire de toutes ces connexions et ces souvenirs inoubliables créés tout au long du festival… Vraiment le pari a été relevé.

Quelle est l’originalité que souhaite apporter le FIFF, quand on sait qu’il existe plusieurs festivals de cinéma de par le monde et dans votre pays ?

Il y a certes plusieurs festivals de films au Bénin, mais pas un dédié à la femme. Pour nous, monter une rencontre cinématographique réunissant toutes les femmes et autres personnes impliquées dans la promotion du 7e art du Bénin, du continent et même d’ailleurs, c’était le petit coup de pouce pour inciter les femmes à s’intéresser et à investir dans le cinéma. C’est un fait, le cinéma est un milieu très masculin, et grâce à de telles initiatives, l’apport des femmes peut s’intensifier. Oui, des initiatives comme le FIFF peuvent booster les femmes dans ce secteur d’activité qu’est le cinéma.

Connaissant la difficulté à trouver des partenaires dans ce domaine, particulièrement pour l’accompagnement de festivals neufs, quels sont les moyens qui ont servi à financer votre événement ?

J’avoue que nous avons été chanceux. Mais, on s’était dit dès le départ que quel que soit ce qu’on aura, on fera un bon festival. Quand vous partez sur cette base, même si vous ne parvenez pas à réunir tous les fonds souhaités, vous faites un bon festival. Comme pour tout évènement, ce n’était pas un long fleuve tranquille. On a eu des difficultés à mobiliser les fonds. Heureusement que j’ai une endurance solide. On n’a pas baissé les bras et au contraire, on a continué de se battre pour prouver que le FIFF vaut la peine d’être accompagné par des personnes de bonne volonté qui le souhaitent. Le combat ne s’arrête pas là. Il va falloir convaincre pour les prochaines éditions.

Justement, déjà d’attaque pour la prochaine édition ?

On ne sait pas encore, mais on fera d’abord le bilan avant de lancer les préparatifs du prochain acte. 2021 n’est pas si loin que ça, et puis avec toutes les activités à faire et les ressources à déployer, il nous faut nous mobiliser avec beaucoup de sérieux.

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