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Ndogbong : sus aux malfrats !

Des descentes de police initiées après une série d’agressions dans ce quartier.

Les éléments du commissariat du 10e arrondissement de Douala sont en alerte. Sous la houlette du 1er adjoint, le commissaire de police Paul Tchouo, des opérations sont engagées dans certains quartiers pour ramener un peu de sérénité au sein de la population. Ces actions policières ont spécialement pour but de lutter contre l’insécurité grandissante ces derniers temps au quartier Ndogbong (arrondissement de Douala V) et ailleurs.
Il y a près d’une semaine, un garçon d’environ 15 ans a agressé une dame, muni d’une arme blanche, dans une des ruelles de Ndogbong. Son opération a mal tourné pour lui : les cris de la victime ont alerté les populations, qui sont entrées en scène. Le jeune agresseur a été proprement molesté, et sans l’intervention ultérieure des forces de police, l’adolescent serait sans doute passé de vie à trépas.
Pour compléter le tableau, il faut indiquer que cet agresseur faisait partie d’une bande, qui semait la terreur dans le quartier. De sources policières, des investigations ont permis de mettre la main sur le reste de la bande. Une fois les enquêtes bouclées, les concernés ont été déférés à la prison centrale de New Bell.
Mais malgré ce coup de filet, l’insécurité persiste dans ce coin de Douala. Les nuits calmes et paisibles de naguère ont laissé place à des angoisses et inquiétudes, surtout pour ceux qui rentrent tard. Henri T., comptable, et Justin H., cadre, tous deux habitants de Ndogbong, expliquent que leurs nuits sont devenus difficiles : assez souvent, des cris et autres appels à l’aide déchirent le silence nocturne. « Selon des témoignages recueillis ici au quartier, la tranche d’âge des agresseurs varie entre 16 et 25 ans. Et ils agissent surtout entre 21h et 5h du matin, généralement ils semblent sous l’effet de stupéfiants », indique Henri T.
Justin, lui, se souvient d’une agression une fois vers 5h 30. Il avait dû sortir tôt pour un voyage. A une centaine de mètres de son domicile, il a été pris par un malfrat, dont le complice faisait le guet. Plus récemment, un couple a subi la loi de ces hors-la-loi, sous la menace d’une arme à feu…
Lors d’une battue organisée par la police, des stupéfiants ont été découverts dans un chantier inachevé qui servait visiblement d’abri malfrats, voire de base de repli après leurs forfaits.
 

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