La voie de la stabilité


Orchestrée depuis plus de deux semaines par le Front de libération du peuple de Tigré, la tentative de sécession de la province du Tigré est difficile à accepter. Le gouvernement éthiopien ne peut pas tolérer que cette province située au nord du pays se détache de l’Etat centralisé. C’est pour cette raison que l’armée éthiopienne mène une offensive pour déloger les séparatistes.
Pour autant, ce conflit inquiète. Parce qu’il survient lors d’une période de fortes tensions entre les différentes ethnies du pays. Lesquelles sont notamment marquées par la mobilisation des miliciens de l’ethnie Amhara, la deuxième ethnie majoritaire du pays, contre les séparatistes tigréens. La guerre au nord du pays risque aussi de marginaliser les Tigréens au sein de la Nation éthiopienne. Même s’il est clair que les manœuvres séparatistes émanent de quelques aventuriers tigréens assoiffés du pouvoir. Le risque de régionalisation de ce conflit plane également dans la mesure où les sécessionnistes ont lancé plusieurs roquettes sur la capitale érythréenne Asmara, dans la nuit du 14 au 15 novembre dernier, accusant le voisin érythréen de mettre son aéroport à la disposition « des forces éthiopiennes qui bombardent le Tigré ». Encore faut-il intégrer la catastrophe humanitaire qui se dessine. Près de 25 000 Ethiopiens ont déjà fui les combats pour se réfugier au Soudan voisin selon l’agence de presse soudanaise Suna. Pour sa part, le Haut-commissariat de l’Organisation des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dit s’attendre à une vague massive de réfugiés au Soudan voisin estimant que le conflit risque de s’intensifier.
Evidemment, l’Ethiopie ne mérite pas un tel désastre. Ce pays constitue l’une des fierté...

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