Nécessaire décrispation

La nécessité de décrisper la vie politique centrafricaine s’impose. D’autant que le climat de tension ayant prévalu avant, pendant et après le double scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre 2020 a persisté jusqu’à l’annonce de la proclamation des résultats de ces élections.
L’Autorité nationale des élections (ANE) a estimé que toutes les opérations de compilation des résultats se sont déroulées dans la plus grande transparence en présence des représentants des différents partis politiques. Tandis que l’opposition a contesté la méthode de compilation desdits résultats. Malgré les assurances fournies par l’ANE, l’opposition a désavoué la méthode de compilation des résultats et demandé l’annulation du double scrutin.
Au plan sécuritaire, les mouvements des troupes rebelles ont persisté. Au moins deux casques bleus ont perdu la vie lors des affrontements contre les ennemis de la paix. Au sein des populations, des violences ont aussi été signalées. Lors de son discours de fin d’année et de nouvel an à la Nation, le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a clairement affirmé que la République centrafricaine est en guerre. Il a notamment relevé que la paix est menacée par un groupe de criminels à la tête desquels se trouve l’ancien président, François Bozizé.
Toujours est-il que la République centrafricaine n’a pas besoin de la guerre. « Le berceau des bantous » en a trop souffert pour se permettre encore une expérience aussi douloureuse et désagréable. Depuis l’indépendance du pays le 13 août 1960, la République centrafricaine a été marquée par une demi-douzaine de coups d’Etats militaires parmi lesquels ceux de Jean Bedel Bokassa, André Kolingba, François Bozizé et Michel Djotodia. Non seulement, ces manœuvres n’ont pas pu stabiliser...

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