Miss Cameroun France : le message de la première dauphine

Anna Priscille Nyemb Wea est à Douala pour présenter son projet « Allô Jeunesse », dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida.

D’abord, encourager les élèves à se faire dépister pour connaitre leur statut sérologique. Ensuite, lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Ce sont les deux volets du projet humanitaire « Allô Jeunesse » porté par la première dauphine Miss Cameroun France 2019, Anna Priscille Nyemb Wea. Un projet qui est un appel à la jeunesse camerounaise et qui va se déployer dans plusieurs établissements scolaires du pays, dont quelques-uns de Douala où la reine de beauté séjourne depuis ce mercredi 3 février 2021 pour 5 jours. 
Agée de 23 ans et étudiante en master 1 de Mathématiques à la Sorbonne – université de Paris en France, Mlle Nyemb Wea est une ancienne élève du lycée de la Cité des palmiers, un des établissements choisis pour la tournée de sensibilisation. Elle explique le choix de son combat : « Ma thématique a toujours été dans l’humanitaire. J’étais membre du club santé et environnement et dans ce club-là, on organisait tout ce qui est journée de lutte contre le sida. Mais pour les jeunes, ça se limitait au 1er décembre, c’est là qu’on voyait tout le monde mettre des petits rubans rouges et ensuite, on oubliait. Pourtant, il faut toujours parler du VIH, qui continue de faire des victimes. » Et si elle tient au volet stigmatisation, c’est parce qu’elle estime que les moqueries que subissent les PVVIH peuvent les conduire à la dépression et même au suicide. Elle s’inspire de la tragédie d’une de ses connaissances qui s’est donné la mort.
A côté des causeries éducatives interactives, il y aura distribution des tests de dépistage rapide, des préservatifs et de petits livrets explicatifs sur les méthodes de contraception et les maladies sexuellement transmissibles (MST) de manière générale. Cet accent sur les MST va marquer la suite du projet « Allô Jeunesse » qui a donné naissance à une association du même nom. Dans le même temps, l’organisme va poursuivre la démarche de l’association de Promotion des beautés et cultures (Probec), promotrice du concours de beauté Miss Cameroun France, avec des dons dans des établissements et des orphelinats. Occasion pour la présidente de Probec, Madeleine Autet, de rappeler la raison d’être de Miss Cameroun France : « Sur les réseaux sociaux, on n’avait pas une très bonne image des Camerounaises. Avec ce concours, j’ai voulu montrer que la femme camerounaise, c’est aussi cette jeune femme intelligente, qui peut être un modèle pour les générations de demain. » Les valeurs sont donc solidarité, engagement social et participation au développement du Cameroun. Après Douala, Anna Priscille Nyemb Wea sera à Sombo dans le Nyong-et-Kelle le 8 février, avant de continuer son séjour en terre camerounaise dans les établissements de Yaoundé.
 

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