Concertation et communication

En écoutant les locataires mécontents des cités SIC de Yaoundé, ainsi que le discours plutôt conciliateur du directeur général de cette entreprise, Ahmadou Sardaouna, on retient que les incompréhensions actuelles sont surtout le fait d’un déficit de communication entre les deux parties. A l’examen des points de vue divergents, on peut tout de même s’interroger sur certains aspects curieux. Comment en effet expliquer, à en croire Philippe Ndjeneg (doyen des locataires au Camp SIC de la Cité verte), le fait que le nouveau contrat de bail en possession du DG de la SIC soit différent de celui dont les locataires ont pris connaissance ? Les locataires ont-ils effectivement été associés à l’élaboration du nouveau Code de résidence comme l’affirme le DG et si c’est le cas, pourquoi les contestataires déclarent-ils le contraire ? Comment comprendre que le DG de la SIC et ses collaborateurs partis à la rencontre des locataires ne disent pas la même chose en ce qui concerne notamment le délai de signature du nouveau Contrat de bail, au point où le patron de la SIC qualifie de « zèle » le comportement de ses collaborateurs ayant fixé le délai de signature du nouveau contrat au 13 mars 2021 ?                                                                                                                                            

Sans être justicier, on constate que de nombreuses zones d’ombres persistent et sont susceptibles d’alimenter d’inutiles et d’interminables conflits entre la SIC et plusieurs de ses locataires. Mais, ce qui rassure au stade actuel, c’est l’esprit ouvert dont fait montre le management de la SIC, lorsqu’il déclare que « tout va se faire sur la base d’une concertation ». Bien plus, le fait que le directeur général ait promis, à en croire Philippe Ndjeneg, de « remonter les doléances des locataires auprès de sa hiérarchie », laisse présager l’idée que le Conseil d’administration de l’en...

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