Musées : une dynamique qui s’impose

Une conférence au musée maritime de Douala lundi a permis un partage international d’expériences.

Christine Drouin, directrice des expositions et du développement culturel au musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris en France, pour sa mission de travail débutée au Cameroun le 2 juin 2021 dans le cadre de l’exposition « sur la route des chefferies au Cameroun : du visible à l'invisible » prévue en 2022 dans l’institution hexagonale, était à Douala ce 7 juin pour un partage d’expériences sur le secteur muséal. Une conférence qui reliait les musées de Yaoundé, Douala, Dschang et Paris.


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Le thème au menu de la rencontre qui s’est tenue au musée maritime à Bonanjo : « Quelle politique de développement culturel pour les musées au Cameroun ?» Première expérience, celle d’Auguste Mbappe Penda, directeur général du Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc), entreprise promotrice et fondatrice du musée maritime. Il a notamment énoncé les objectifs visés à travers l’ouverture du joyau architectural en forme de proue de bateau : historique, éducatif et professionnel. L’espace est animé par des visites d’écoles et de professionnels, des évènements programmés à long et à court terme. 


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L’autre expérience est celle de Christine Drouin qui est revenue sur la programmation du Quai Branly, qui reçoit en moyenne un million de visiteurs par an. Une programmation articulée autour des expositions temporaires, en plus de l’exposition permanente. Dans ces expositions temporaires, la stratégie est de confier le commissariat d’exposition à des ressortissants des régions d’où viennent les expos, comme c’est le cas avec Sylvain Djache Nzefa pour «Route des chefferies». 


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A côté de cela, il est aussi question de donner plus d’espace à l’art contemporain, plus de visibilité à la dimension immatérielle des objets, de développer des interventions vivantes dans l’expo, de développer le côté édition, notamment un segment jeunesse, etc. Bref, il s’agit de rendre les musées plus dynamiques. Une vision partagée par Marilyn Douala Manga Bell, présidente de Doual’art : « Nous devons nous battre pour avoir des musées qui dialoguent avec nous, qui sont des espaces de vie que nous pouvons nous approprier. Nous avons besoin de musées qui vont nous donner l'opportunité d'échanger, d'être ensemble et de définir notre identité contemporaine. » 


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Un long chemin donc à parcourir si on se réfère à la cartographie des musées camerounais dressée par Hugues Heumen, directeur du musée national, dont on retient cette conclusion sur la cinquantaine d’espaces muséaux sur le territoire : « Très peu de musées ont un projet culturel et scientifique bien défini. »


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