Inqualifiable !

Les derniers incidents survenus à l’ambassade du Cameroun en Belgique illustrent à suffire que certains membres de la diaspora camerounaise, mus par des desseins funestes, sont déterminés à saquer l’image de leur propre pays à l’étranger. A l’observation, ces groupuscules d’individus dont le mode opératoire est déjà connu entendent poursuivre ses actions de sape des missions diplomatiques camerounaises. Depuis quelques années, ils ont acquis une triste réputation dans la mise à sac des ambassades du Cameroun. Des scénarii similaires et d’une tonalité plus violente ont été déjà observés dans les ambassades et hauts-commissariats du Cameroun à Paris en France, à Berlin en Allemagne, à Londres en Grande-Bretagne, à Ottawa au Canada, à Pretoria en Afrique du Sud.  Leurs objectifs sont constants : vandaliser les édifices et les bureaux, s’attaquer violemment ou proférer de imprécations aux personnels de ces services diplomatiques. On connaissait jusqu’ici le fameux Conseil camerounais de la Diaspora (CCD) ou le tristement célèbre Collectif des Organisations démocratiques de la Diaspora camerounaise (Code). Mais depuis l’épisode de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, la Brigade anti-sardinards (BAS) a fait irruption sur la scène. Elle a pour cible, tous ceux qui n’adhèrent pas à leur mot d’ordre, c’est-à-dire déstabiliser le pays à travers des manifestations insurrectionnelles. Cette organisation nébuleuse excelle également dans des actes d’agression sur les représentations diplomations camerounaises à l’étranger et s’attaquent aux institutions et à ceux qui les incarnent.  
Qu’on se comprenne bien. Par le principe d’extra-territorialité consacré par le droit international public, les missions diplomatiques sont considérées comme des espaces faisant partie intégrante du territoire national. Les édifices loués ou construits aux frais du contribuable camerounais pour abriter ces représentations constituent les biens du Cameroun. Ce patrimoine n’appartient ni à un parti politique, ni à un quelconque dirigeant camerounais. C’est pourquoi les Conventions de Vienne (1961 et 1963) qui encadrent les relations diplomatiques entre les Etats préconisent leur haute protection et garantissent leur inviolabilité. Les...

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