Cessez le feu !

L’organisation des élections législatives, la semaine prochaine, constitue une raison nécessaire et suffisante pour mettre fin au conflit qui déchire la région éthiopienne du Tigré depuis sept mois.
 Le conflit du Tigré s’est déjà soldé par des centaines de morts et des dégâts matériels énormes. De même, 350.000 ressortissants de cette région sont menacés de famine sur une population de 6 millions d’habitants.
 Maintes fois reportées, les élections législatives ont vocation à stopper ce conflit dans la mesure où elles pourraient prolonger le mandat du Premier ministre, Abiy Ahmed qui dirige actuellement l’Ethiopie sous la bannière du Parti de la prospérité. Ou bien céder la place à un nouveau Premier ministre.
Lorsqu’il a accédé au poste de chef du gouvernement le 2 avril 2018, ce dernier, un ressortissant Oromo, l’ethnie majoritaire du pays, a procédé à de profondes réformes. Avant le 2 avril 2018, l’Ethiopie était dirigée par une même coalition dénommée Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien(FDRPE) en vertu de la Constitution de 1994. Selon laquelle l’Ethiopie est un Etat fédéral divisé en régions, parfois appelées Etats, établies sur des bases ethniques. Au sein du FDRPE, la minorité tigréenne possédait une part de pouvoir très importante par rapport à son pourcentage de 6 % sur l’ensemble de la population éthiopienne. Cette situation a prévalu de 1995 à 2012 sous la gouvernance du Premier ministre Meles Zenawi, un ressortissant de la région du Tigré et l’un précurseurs de la modernisation de l’Ethiopie.
Lorsqu’il est devenu Premier ministre, Abiy Ahmed a fusionné le FDRPE composé des Oromos, des Ahmaras, des Tigréens et des peuples du Sud en une seule formation politique dénommée Parti de la prospérité. Le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), a refusé d’intégrer le parti au pouvoir réformé par Abiy Ahmed. Dès lors, les relations entre le FLPT et le Premier ministre se sont refroidies à telle enseigne que ce parti s’est senti marginalisé dans la gestion des affaires publiques. Non seulement ce parti n’a pas digéré le report des élections législatives de 2020 à 2021, mais aussi, il a engagé des actions séparatistes en s’attaquant notamment a...

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