Blocage au Tigré

L’application du cessez-le-feu dans la région éthiopienne du Tigré est difficile. D’autant qu’il se heurte aux conditions des séparatistes du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT). Ceux-ci exigent notamment la reconnaissance de la légitimité du prétendu gouvernement du Tigré, le retrait des forces érythréennes et des milices amharas dans leurs territoires d’origine ainsi que la fin de leur ingérence dans le conflit éthiopien.
Les sécessionnistes savent que leurs exigences n’ont pas beaucoup de chances de prospérer. Pourtant, ils persistent et signent en se rendant complices de la détérioration de la situation humanitaire des 350.000 ressortissants du Tigré menacés de famine sur une population de 6 millions d’habitants. La crise humanitaire du Tigré se complique davantage puisque le pont de Tekeze, par lequel transite une grande partie de l’aide humanitaire, a été détruit le 1er juillet dernier. Qui plus est, une seule des quatre routes menant vers cette région est désormais accessible.
Certains observateurs estimaient que les élections législatives du 21 juin dernier pouvaient tempérer les ardeurs des belligérants. Il n’en est rien pour le moment. Car la crise déclenchée le 4 novembre 2020 perdure. Ce jour-là, les forces de défense éthiopiennes se sont installées dans la région du Tigré pour repousser les séparatistes du FLPT. Lesquels n’ont pas digéré le report des élections législatives de 2020 à 2021. Les mêmes séparatistes s’étaient attaqués aux forces de défense de l’Etat fédéral. 
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