Exemplaire

La dernière sortie du chef de la police nationale, relative aux dérives de certains éléments du Commissariat du 18e à Yaoundé, est très parlante. D’abord sur le plan de l’éthique et de la déontologie. Elle remet bien les points sur les i, rappelant aux policiers qu’ils ne sont pas au-dessus des lois de la République. Certaines brebis égarées avaient certainement pensé que la récente position du gouvernement, contre les voies de fait dont étaient victimes les policiers de par le territoire national, constituait un passe-droit. Il n’en est rien ! Les sanctions professionnelles qui se sont abattues sur les policiers contrevenants ayant maltraité un prévenu la semaine dernière le disent clairement. Le Délégué général à la Sûreté nationale a sévit, ne laissant rien au hasard : même la plaignant malveillant ayant filmé l’humiliation infligée à son accusé a été pris dans le filet.
L’analyse des sanctions infligées aux policiers par Martin Mbarga Nguele indique la priorité du respect dû aux règles internes à l’institution. Et aussi aux règles de la procédure pénale. Ce qui est forcément la préoccupation première du public, plus sensible, quant à lui, auxdites règles. C’est que le système, sévère à l’extérieur –précisément avec les civils qui ont reçu récemment des mises en garde pour irrespect des éléments de police-, ne doit pas être ressenti comme plutôt laxiste à l’intérieur. Un grand écart comportemental qui serait préjudiciable pour l’image de la police et ses rapports avec le public.
Le message du DGSN en directio...

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