Extrême-Nord : le BIR soutient les écoles

Cette force d’élite a remis, le 6 octobre dernier, des tables bancs et des drapeaux à certains établissements du Mayo-Danay et du Mayo-Kani.

Combattre l’insécurité à travers l’éducation. C’est le challenge que se donne le 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) dont le poste de commandement est basé à Maroua-Salak. Le 06 octobre dernier, cette unité a fait le déplacement de deux écoles primaires dans le Mayo-Danay et le Mayo-Kani. A l’Ecole publique d’application groupe 3A de Sabongari, à Yagoua, comme à l’Ecole publique groupe 1 de Doubané, dans l’arrondissement de Guidiguis, le BIR a offert des tables-bancs et des drapeaux de la nation. Par cette action civilo-militaire qui rentre dans le cadre de l’opération baptisée : « Back to school », le BIR dit venir non seulement combler un manque criard en tables-bancs dans ces écoles, mais surtout « lutter contre l’insécurité en boostant la qualité de l’éducation dès la base », explique le colonel Guy Chembou Zamboua commandant du 1er BIR. 
Avec un effectif de 1129 élèves, la première école ne disposait que d’une centaine de tables bancs. Pour le cas de l’école de Doubané, l’établissement créé en 1959 ne possédait que 273 tables bancs pour un effectif de 613 élèves et jusque-là sans bloc administratif. En recevant ces équipements, les responsables des deux établissements ont salué le geste du 1er BIR qui, de leur avis, arrive à point nommé. En effet, « certains de nos élèves s’asseyaient à même le sol pour prendre les cours ou se serraient sur les quelques bancs que nous avions et les conditions d’apprentissage n’étaient pas réunies pour un bon résultat », fait constater Tikara Gilbert, le directeur de l’Ecole publique d’application groupe 3A de Sabongari. Ce dernier a d’ailleurs saisi l’occasion pour exprimer d’autres doléances telles que l’insuffisance des toilettes et l’état de délabrement avancé des salles de classe. « Nous pensons que pour une éducation de qualité, il faut améliorer les conditions d’apprentissage », a-t-il poursuivi. Pour les représentants de l’autorité administrative qui sont venus donner leur onction à cette action, « que les bénéficiaires fassent non seulement bon usage des dons reçus et mais surtout que le taux de réussite s’accroisse », a appelé Anicet Fabrice Aoulambang, 2e adjoint préfectoral du département du Mayo-Danay.
 

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