L’inclusion dans les faits

C’est un pas important qui a été franchi jeudi 19 mai 2022, avec l’arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, fixant les modalités d’octroi de la dispense d’âge aux personnes handicapées lors des concours administratifs et des recrutements dans la Fonction publique. Ceux qui ont suivi l’actualité politique de ces derniers mois, en rapport avec l’activité parlementaire, ne sont vraiment pas surpris par cette décision. On se rappelle en effet que lors des sessions de mars et novembre 2021, les parlementaires avaient examiné un ensemble de textes liés aux droits des personnes handicapées. Parmi les plus en vue, il y a le traité de Marrakech relatif à l'accès des aveugles et des déficients visuels aux œuvres publiées ratifié par le président de la République en avril 2021. A l’issue de la session ordinaire de décembre de la même année, c’est la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées qui a été ratifiée par le Cameroun. Ces traités internationaux intervenaient après la loi du 13 avril 2010 portant protection et promotion des personnes handicapées, qui est venue traduire la volonté des pouvoirs publics camerounais d’œuvrer à une pleine intégration des personnes handicapées au sein de la société camerounaise.
La dispense d’âge décidée la semaine dernière par le Premier ministre, chef du gouvernement était demandée par les associations de défense des droits des personnes vivant avec un handicap. Il faut reconnaître que ces dernières, du fait de leur situation, n’ont pas toujours bénéficié des mêmes chances que les personnes dites valides, que ce soit sur le plan académique ou dans le processus de recherche d’un emploi. Le plafond de cinq ans maximum, accordé par l’arrêté du chef du gouvernement devrait permettre à celles de ces personnes, justifiant d’une formation professionnelle, scolaire et universitaire...

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