Arts visuels : racines d’un « digipolitain »

Eric Takukam explore ses influences villageoises et citadines à travers l’exposition « Digital Spirit » à la galerie Annie Kadji à Douala.

Eric Takukam s’inspire de ce qu’il a connu au village, où il est né et a grandi jusqu’à l’âge d’environ 15 ans, pour créer ce qu’il a découvert en ville. Et le résultat des influences de ce « villadin » (villageois-citadin) prend vie dans l’univers numérique. C’est cette démarche que l’artiste a partagé pendant près de six semaines, depuis le 15 juin dernier jusqu’à ce 27 juillet 2022, à travers l’exposition « Digital spirit », visible à la Annie Kadji Art Gallery à Bonapriso, Douala. 
« Digital spirit », c’est l’illustration de la multi-dimensionnalité d’Eric Takukam, entre peinture, sculpture, design et installation vidéo. C’était aussi l’occasion pour les médias d’en apprendre plus sur la démarche artistique du plasticien et son choix porté sur le numérique, qu’il a découvert à travers l’infographie. Pour celui qui est à l’origine directeur artistique en publicité et designer, il s’agit « d’amener le village en ville », de puiser dans les traditions des valeurs comme le partage, l’amour, le respect de l’environnement, l’interconnexion entre les humains. En termes d’étapes de création, l’artiste digital explique : « je dessine l’idée principale sur papier, ensuite je numérise. Donc, je dessine à la main pour les lignes et je parfais le travail sur ordinateur. » 
Et en parlant de lignes, on en retrouve beaucoup dans les œuvres d’Eric Takukam. C’est qu’il a le sens du détail. Un sens du détail qu’il a observé sur les objets cultuels et culturels de sa terre et dont il reprend les symboles dans ses tableaux en noir et blanc comme en couleur, et ses formes. Et s’il y a un symbole original qui est né de cette confluence d’inspirations (lui dont la première influence en 2013 a été l’artiste américain Keith Haring), c’es...

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