Parc national de Douala-Edéa : chasse aux pêcheurs illicites

L’initiative a été lancée à Mouanko le 13 décembre dernier par le ministère des Forêts et de la Faune et ses partenaires techniques.

De par ses immenses ressources halieutiques et fauniques, le parc national de Douala-Edéa fait face, au même titre que le reste de la côte camerounaise, à plusieurs menaces. Il s’agit notamment de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, du transbordement illicite de produits halieutiques, du trafic d’espèces protégées et même de la criminalité transfrontalière. Cette aire protégée, constituée d’une partie terrestre, d’écosystèmes marins, lacustres et fluviaux, subit en permanence le braconnage, la destruction d’habitats naturels et la surpêche.
Selon les spécialistes, la pêche illicite représente 9500 tonnes par an, majoritairement réalisée par des bateaux asiatiques. Au-delà de la surpêche, ces derniers entrent dans la zone réservée à la pêche artisanale. Les activités illicites se développent en dépit des efforts du gouvernement, signataire de plusieurs conventions sur la protection du milieu marin. « Nous discutons avec les pêcheurs qui exercent dans l’aire protégée afin que les activités de pêche artisanale, encadrées par la loi, soient respectées. Nous travaillons aussi en synergie avec le Minepia pour que le maillage des filets soit respecté », a relevé le conservateur du parc national de Douala-Edéa, Eitel Pandong.
Afin de contribuer à la mitigation de ces menaces, le « Projet d’aire marine protégée et de pêche industrielle » a été élaboré par l’Ong Cameroon Wildlife Conservation ...

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