Production du cacao : le Cameroun dans le club des fins

Les retombées de cette reconnaissance internationale obtenue à Madagascar la semaine dernière ont été présentées au cours d’une conférence de presse hier à Yaoundé.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana et son homologue Gabriel Mbaïrobe de l’Agriculture et du Développement rural, étaient face à la presse hier à Yaoundé, pour officiellement annoncer l’admission du Cameroun sur la liste des producteurs de cacao fin aromatique. Cette reconnaissance a été délivrée à Madasgascar le 14 juin dernier,  au cours d’un panel des experts de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Il s’agit en fait d’un concours où les pays producteurs viennent défendre leur label. Outre le Cameroun, le Ghana a aussi rejoint ce club, portant le nombre de pays africains à quatre, avec Madagascar et Sao Tome et Principe. Le cacao fin est différent des autres, en ce qu’il possède des qualités organoleptiques, « c’est-à-dire qui a très bon goût, un très bon arôme. Ce qui fait vraiment la qualité du cacao fin, c’est ce qu’on appelle l’élevage, c’est-à-dire le traitement post-récolte. Donc, à peu près n’importe quelle fève peut devenir du cacao fin. Ce qui compte c’est le traitement, la capacité du producteur ou de sa coopérative à bien fermenter et bien sécher », explique Michel Arrion, le directeur exécutif de l’ICCO. 
Le Mincommerce, très heureux de ce dénouement, rappelle que cette distinction du cacao camerounais récompense les efforts menés depuis ces dix dernières années par le gouvernement et le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), afin d’améliorer la qualité de la fève rouge brique du pays. Il s’agit, entre autres actions, des bonnes pratiques post-récolte (lutte contre l’odeur de fumée grâce à plus de 10 000 fours à travers le pays, à hauteur d’environ sept milliards de F, éradication du séchage sur le goudron, etc.) Il a aussi été question de la négociation de partenariats commerciaux stratégiques avec des chocolatiers de renommée internationale, ou encore la distribution de primes aux producteurs du cacao de qualité, le rajeunissement des acteurs via le programme New generation, la cacaoculture sans déforestation. La construction des centres de traitement post-récolte dans les bassins de production n’est pas en reste. Et c’est d’ailleurs le cacao issu de ces structures qui vaut au Cameroun cette reconnaissance.
Selon le ministre Mbarga Atangana, en attendant la détermination par l’ICCO du quota d...

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