Couverture Santé universelle : un million de personnes enrôlées

Six mois après le lancement de la phase 1 de cette opération, le ministre de la Santé publique fait le point des retombées. L’état de la carte sanitaire également présenté hier à Yaoundé.

CSU : les premiers fruits
La Couverture santé universelle (CSU) prend forme au Cameroun. Déjà 1 05 849 personnes définitivement enrôlées pour ce processus. Le chiffre est donné par le ministre de la Santé publique (Minsanté). Au cours d’une conférence de presse donnée hier à Yaoundé, Manaouda Malachie a fait le point de cette opération, engagée le 12 avril dernier à Manjou, dans la région de l’Est. Six mois après ce lancement, une série d’actions ont été engagées sur le terrain. Résultats obtenus : 1 684 720 personnes pré-enrôlées, 1 052 849 personnes définitivement enrôlées, 98% des personnes sous dialyse ayant déjà payé les 15 000 F annuels requis pour bénéficier de prestations gratuites sur toute l’année. Cette précision n’est pas anodine. Les personnes sous dialyse constituent en effet une cible de cette CSU qui leur permet de faire une économie de 505 000 F qu’il fallait débourser pour ces séances durant l’année. « En présentant leur carte, ces patients ont désormais la possibilité d’avoir accès aux centres offrant ces soins de manière mobile, sans plus être obligés d’être rattachés à un seul centre », va indiquer le Minsanté.
Autre gain obtenu depuis avril dernier, le panier de soins pour les femmes enceintes et leurs nourrissons jusqu’à 42 jours. Il s’agit d’un autre groupe bénéficiaire de la CSU dans cinq régions ciblées pour cette première phase : Extrême-Nord, Nord, Adamaoua, Est et Sud. Selon Manaouda Malachie, avec le chèque santé de 6000 F payé, les femmes enceintes sont prises en charge lors des consultations prénatales, de l’accouchement, même en cas de complication ou de césarienne, ainsi que son nouveau-né jusqu’à ses 42 jours de vie. Pour ce qui concerne les autres groupes cibles de la CSU et dont l’Etat doit assurer entièrement la prise en charge, les résultats n’ont pas été mis en exergue. Il s’agit notamment des enfants de 0 à 5 ans qui doivent bénéficier de consultation gratuite pour toutes les maladies et du traitement du paludisme simple ou grave. Our les personnes vivant avec le VIH/Sida, la tuberculose et l’onchocercose, l’Etat doit prendre en charge le traitement. « Pour cette phase, une cible totale de plus de six millions de personnes devrait être atteinte sur l’ensemble du territoire national, avec une démarche progressive et méthodique », a déclaré le Minsanté. Avant de relever quelques difficultés dans la mise en œuvre de cette opération. A savoir : l’insuffisance des ressources financières pour la mise en œuvre de certaines activités de suivi ; les difficultés de respect du plan de décaissement él...

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