« Nous avons toujours eu des produits labélisés sur le marché local »

Pr. Mamoudou Abdoulmoumini, recteur de l’université de Ngaoundéré.

Sous quel signe placez-vous cette nouvelle année académique ?
L’année académique 2023/2024 est placée sous le signe de la mobilisation tous azimuts car comme vous le savez, le chef de l’Etat m’a nommé à la tête de l’université de Ngaoundéré il y a quelques semaines seulement. J’ai eu le temps de prendre la mesure des difficultés auxquelles il faudra faire face. La première, et non la moindre est de mobiliser l’ensemble des acteurs, particulièrement l’administration de l’université dans son entièreté, autour d’un idéal commun. Il s’agit de redonner confiance à tout un chacun et d’amener les uns et les autres à assumer pleinement leurs rôles dans la sérénité et dans la confiance. C’est à ce prix seulement que nous pourrons atteindre la performance attendue, retrouver et conserver le label de qualité si heureusement attaché au nom de l’université de Ngaoundéré. 

Qu’en est-il de la création de nouvelles infrastructures pour l’accueil des étudiants ?
Il est évident que les infrastructures ne croissent pas proportionnellement aux nombres d’étudiants. La démocratie en général va plus vite que le rythme auquel les infrastructures se développent, du fait des contraintes auxquelles l’Etat fait face. Mais l’université existe aussi pour trouver des solutions. Elle se doit de penser le devenir de la nation en inventant les solutions face aux difficultés. A l’université de Ngaoundéré, nous essayons de faire face en mettant l’accent sur la digitalisation et la numérisation des enseignements. De plus en plus, les amphithéâtres sont petits, ils ne peuvent contenir tous les étudiants, aussi insistons-nous sur l’enseignement à distance qui permet aux étudiants de disposer à l’avance des supports de cours et qui favorisent tout aussi l’interactivité et l’implication effective des étudiants dans le processus d’apprentissage et d’acquisition des connaissances. Je crois pouvoir dire que la politique de l’enseignement supérieur, telle que prônée par le chef de l’Etat, et telle que menée par le ministre d’Etat, le Pr Jacques Fame Ndongo est conforme à cette vision. La dotation des différentes universités de centres de développement des Tic et des centres du développement du numérique universitaire participe à cette logique. Sans oublier la distribution des ordinateurs PB-HEV aux étudiants. 

La professionnalisation des enseignements est devenue une priorité dans les universités camerounaises et grandes écoles. Quelles sont les innovations proposées par votre université pour approvisionner le marché de l’emploi cette année ? 
Un accent particulier est mis sur les filières professionnelles. Les formations se sont multipliées ces dernières années. Pour les grandes écoles, cela va de soi, elles sont là pour former les spécialistes dans un secteur précis.  Mais les facultés classiques ne sont pas en reste. Elles ont également mis sur pied des parcours à même d’outiller les apprenants, et de leur donner des capacités sur le marché de l’emploi. Je voudrais prendre un seul exemple parmi tant d’autres, celui du master existe à la faculté des Sciences de l’éducation (FSE) et il fonctionne dans un partenariat bien élaboré, bien structuré entre la FSE, le MINADER et le MINEPIA pour former ...

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