Semaine africaine des solutions : Marie-Victoire Vénus-Ploton, ambassadrice

Une fois n’est pas coutume. L’Afrique dans une rencontre internationale ne sera pas traitée sous l’angle des problèmes de guerre et de sinistres des plus variés. Du 23 au 28 octobre prochains, la capitale française accueille la Semaine africaine des solutions. Le rendez-vous parisien se donne pour ambition de réunir ouvriers, artisans et pédagogues du changement. Une rupture qui passe par la mise en évidence des solutions innovantes, dynamiques, porteuses d’espoirs et à fort impact dans les quatre coins de l’Afrique. Le meeting initié par l’association « Notre Voix » a pour objectif entre autres de promouvoir un leadership exemplaire, inspirant et visionnaire, de même qu’honorer les acteurs de solutions qui transforment positivement l’Afrique d’aujourd’hui et de demain. C’est à ce titre que 200 ambassadeurs africains des solutions recevront des médailles d’honneur le 28 octobre prochain. Au rang de ceux-ci, Marie-Victoire Vénus-Ploton, la présidente fondatrice des Entretiens de l’Excellence au Cameroun. A la rédaction de Cameroon Tribune, elle se confie sur les activités de la Semaine africaine des solutions et dévoile ses attentes à l’issue de ce meeting. 
     
Consultante, experte en décentralisation, présidente des Entretiens de l’Excellence du Cameroun. Laquelle de vos casquettes a selon vous contribué à votre désignation parmi les 200 ambassadeurs africains des solutions ? 
J’ai eu l’idée de proposer à madame le ministre des Enseignements secondaires, la plateforme numérique de l’Excellence au Cameroun. Elle est calquée sur le principe des Entretiens de l’Excellence au Cameroun avec des rôles modèles expliquant leur parcours, pas en termes d’études car tout le monde connaît la voie et les efforts à suivre pour être restaurateur ou médecin. C’est plus la dynamique, la posture, les « soft skills » qu’ils ont mis en œuvre pour pouvoir réussir, qu’ils donnent aux enfants. A côté, il y a la partie holistique qui permet de présenter Stratégie nationale de développement 2020-2030, la Zone de libre-échange continentale africaine, la transition climatique, la décentralisation, les risques et les avantages de l’univers numérique, etc. Pour moi, c’est une initiative des plus naturelles. « Les Entretiens de l’Excellence » existe en Afrique dans 12 villes. La plateforme numérique des Entretiens de l’Excellence qui existe au Cameroun, je me suis dit qu’on peut la retrouver au Bénin, au Sénégal, comme au Maroc ou en Tunisie. Je pense peut-être que c’est cette idée porteuse dans le prolongement de la politique du président de République envers la jeunesse qu’on prépare à créer des emplois, qui a retenu l’attention du comité d’organisation de la Semaine africaine des solutions sur mon cas. J’ai aussi une passion pour la décentralisation en tant qu’apport au bien-être des populations. Par conséquent, en tant qu’experte dans le domaine, je travaille avec les communes dans l’attente du transfert total des compétences, sur des projets de développement local qui renforcent les capacités des jeunes et des femmes.

De quoi sera-t-il concrètement question durant cette Semaine africaine des solutions ?
Du 23 au 27 octobre, les 200 ambassadeurs vont échanger sur les solutions à plus ou moins grandes échéances et dépenses, les analyses, les méthodes mises en œuvre dans leur pays. Il y a des idées déjà appliquées et celles qui sont applicables à petite échelle de façon expérimentale ou sur le plan national pour une perspective de déploiement vers d’autres pays. Ce sont des solutions endogènes qui nous rendent fiers. En tant qu’...

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category