Violences basées sur le genre : des armes pour la répression

Le processus d’élaboration de l’avant-projet de loi contre ce fléau a été lancé hier à Yaoundé par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa.

Salle comble hier à l’Hôtel Hilton de Yaoundé pour dire non aux féminicides enregistrés ces derniers mois au Cameroun. Présidé par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, le lancement du processus d’élaboration de l’avant-projet de loi contre les violences basées sur le genre a rassemblé autorités religieuses, forces de maintien de l’ordre, partenaires techniques et membres du gouvernement autour d’un même idéal : mettre définitivement un terme aux discriminations subies par la femme et la fille. « La récréation est terminée ! Nous avons engagé une campagne de répression contre ces personnes qui frappent sur leurs femmes et sur des enfants, au point de les tuer. C’est intolérable ! Ces cas de féminicide doivent être combattus avec la dernière énergie », a dénoncé Jean de Dieu Momo, ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Garde des Sceaux. 
Après le Code civil, l’ordonnance de 1981 sur l’état civil des personnes, le Code de procédure pénale, la loi du 14 décembre 2011 relative à la lutte contre le trafic et la traite des personnes, celle du 12 juillet 2017 portant Code de justice militaire et du 25 juillet 2023 portant Charte de protection des enfants en ligne, le Cameroun s’engage à dissuader les auteurs des abus faits aux femmes. L’Etat, par le biais du ministère de la Justice, affûte ses armes par la mise sur pied d’une stratégie de répression efficace. « Il faut reconnaître que le gouvernement est conscient de ces abus et a ratifié la plupart des instruments juridiques, tant sur le plan régional qu’international. Nous ne commençons pas à zéro. Notre vœu est que toutes les parties prena...

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