Fêtes de fin d’année : le braconnage aussi…

Les acteurs du trafic d’espèces fauniques sauvages, eux aussi, intensifient leurs activités illégales en cette période.

En vue des fêtes de fin d’année, chacun se prépare comme il peut. Travailleurs des secteurs public ou privé, commerçants, producteurs agricoles, éleveurs etc. tous préparent ces moments avec engagement. Les braconniers aussi. Dans la région du Littoral en général, et à Douala en particulier, le commerce de la viande de brousse s’est intensifié depuis peu. Notamment à Ndokoti, secteur réputé pour cette activité. L’on y retrouve plusieurs espèces fauniques vendues sous forme boucanée ou fraiche.
A en croire des revendeuses ayant requis l’anonymat, la viande écoulée ici vient de circuits bien organisés. « La viande que nous vendons ici sort des brousses des environs de Douala. Certaines cargaisons viennent des zones forestières telles que Yabassi, Nkongsamba et autres coins reculés de la région. Parfois elle vient de l’Est, du Centre ou du Sud-Ouest. Nous aussi nous essayons de nous débrouiller pour préparer les fêtes », explique une revendeuse.
Sur la nationale n°5, précisément aux villages Manengolè et Ebonè (Moungo), il n’est pas rare de voir du gibier boucané accroché en bordure de route. Ici, un porc-épic boucané vaut 15000 F. « Les prix ont grimpé depuis quelques semaines. J’imagine que c’est à cause des fêtes qui approchent. Même s’il faut reconnaître que ces chasseurs parcourent beaucoup de kilomètres en forêt pour pouvoir attraper du gibier », fait savoir Arthur, consommateur de viande de brousse. 
Les livraisons de viande à domicile ou dans les restaurants constituent un pan important de ce circuit. « Je vis de la chasse, de la pêche et de l’agriculture. Ça fait plus de dix ans que je me suis installé à Douala avec ma famille. Je livre le gibier &agra...

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