Affaire Martinez Zogo : le procès ouvert

La première audience a eu lieu hier au Tribunal militaire de Yaoundé en présence de l’ensemble des accusés.

17 accusés, une trentaine d’avocats. Le procès relatif à l’assassinat de Martinez Zogo, chef de chaîne de la radio Amplitude FM a commencé au Tribunal militaire de Yaoundé. Et ce lundi 25 mars comme l’on pouvait s’y attendre, l’affaire a drainé du monde dans ce tribunal. Alors que l’horloge affiche 8h30, plus de place assises dans la salle d’audience. Amis et connaissances et même des curieux sont venus en grand nombre, pour ne rien rater de cette affaire qui défraie la chronique depuis plus un an. Tous ou presque se tordent pour voir les accusés. « Voici le président directeur général. Ça fait du bien de le revoir », entend-on dans la foule. Installés dans un angle de la salle, les 17 accusés sont tous là.  
C’est autour de 11h que l’audience présidée par le colonel Jacques Misse Njone s’ouvre. L’appel et l’identification des accusés est faite, puis la présentation à ces derniers et à leurs conseils des faits pour lesquels ils ont été renvoyés devant le Tribunal militaire pour jugement. Notamment « torture, assassinat, usurpation d’un titre, torture, arrestation et séquestration, coaction d’assassinat, complicité de torture et violation de consigne (comportement amoral susceptible de ternir l’image et l’honorabilité des forces des défense). »
Ensuite, les avocats de chaque prévenu se présentent. Ceux de la partie civile et des ayant-droits du défunt également. La présentation des conseils de l’Etat du Cameroun ne laisse pas ceux de la défense indifférente. Le débat est clos lorsque la lettre de constitution de l’équipe conduite par Me Assira est lue.  
Dans la foulée, plusieurs avocats notamment Me Charles Tchoungang, chef de file des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, demande entre autres que les pièces du dossier soient communiquées à toutes les parties et que le procès soit retransmis dans les radios et télévisions du pays, afin que tous ceux qui ont connu le disparu sachent ce qui s’est passé. Cette dernière doléance n’est pas soutenue par tous les avocats. Certains évoquent le caractère sensible de la Direction de la Recherche (DGRE). Intervenant à leur tour, les avocats de Maxime Léopold Eko Eko, Directeur général de la DGRE plaident pour la libération de leur client, s’appuyant sur la décision de mise en liberté qui avait circulé.
Avant la suspension de l’audience, le lieuten...

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category