Dialogue au Gabon : les propositions des citoyens en examen

Les participants à la grand-messe ouverte le 2 avril dernier passent depuis lundi au peigne fin en commissions les attentes formulées par le peuple.

On est rentré dans le vif du sujet au stade de l’amitié d’Angondjé où les travaux en commissions ont démarré lundi dernier. Les quelques 600 délégués conviés au Dialogue national inclusif ouvert le 2 avril dernier et répartis dans la dizaine de commissions constituées examinent l’ensemble des propositions formulées par les Gabonais. Même si des problèmes d’ordre logistique liés à l’établissement des badges et autres accréditations perdurent, de nombreux délégués ne cachent pas leur volonté de voir le Gabon changer. « Nous voulons que la précarité de l’emploi cesse. Que les travaux de contrats de moins d’un mois s’arrêtent et que les inspecteurs soient revêtus de l’autorité pour faire appliquer et respecter les notions de Code du travail », soutient Sylvain Mayabith, membre de l’Organisation nationale des employés du pétrole et délégué de la sous-commission Code du travail. « Le Gabon est un pays à refaire. Il va donc falloir proposer la construction de routes sur l’ensemble du territoire national, pour ne plus que des localités du Gabon soient coupées du reste du monde », poursuit Joachim Pambo Mbatchi, ancien candidat à l’élection présidentielle. Présidé par Mgr Jean-Patrick Iba-Ba, archevêque de Libreville, le Dialogue national inclusif en cours est pour beaucoup une opportunité à saisir à travers des échanges déjà houleux au sein des commissions pour « refaire » leur pays. « Le processus de démocratisation a échoué. Et donc, c’est normal que les Gabonais fassent at- tention à ce qui sortira de la Commission politique. Il y a une pression q...

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