Fait divers : coups de couteau pour adultère au bureau

Yves B., 67 ans, promoteur d’un complexe scolaire, a été surpris en compagnie de la femme de ménage de son frère par son épouse dimanche, sur le lit disposé dans son lieu de service.

Ce dimanche en fin d’après-midi, des éléments du commissariat central n°4 ont embarqué Anne Irène B., 48 ans, responsable dans un complexe scolaire à Logpom (arrondissement de Douala V). La dame a été appréhendée au sein dudit complexe, où elle venait de poignarder deux personnes : son époux, fondateur de l’établissement, Yves B., 67 ans, et une prénommée Jeanine, 37 ans, femme de ménage du cadet d’Yves B. Pendant son audition, Anne Irène B. dira les avoir surpris en pleins ébats dans le bureau de son mari. Plus précisément, dans l’espace « chambre » aménagé en ces lieux (comprenant frigo, cafetière, climatisation, etc.). L’affaire apparaît comme l’aboutissement d’un concours de circonstances précis.
Il y a une douzaine de jours, le cadet d’Yves B., qui vit à Pk18, fait porter des vivres à son aîné, dont le domicile est à Kotto (Douala V). L’homme est au travail, et c’est son épouse qui l’informe par téléphone de l’arrivée des provisions. Yves B. lui demande alors de dire à la coursière de passer au bureau prendre de l’argent pour son retour. Anne Irène pense que c’est à cette occasion qu’un certain contact s’est noué.
Ce dimanche vers 11h, alors qu’Yves B. prend une douche, son téléphone resté au salon reçoit des messages. Anne Irène a assuré à la police qu’elle ne touche habituellement pas au portable de son époux, mais que le nombre de messages entrants l’a intriguée. Elle a donc pris le téléphone, et l’a fouillé.
Pour découvrir que c’est Jeanine qui écrit autant. Dans le fil d’échanges, des messages antérieurs à la tonalité non équivoque : « Tu veux que je vienne à quelle heure ? » ; « Pourquoi tu veux que ce soit à l’établissement ? », écrit par exemple la femme. Pour des réponses du genre : « Viens au plus tard à 16h » ; « On aura un sommeil doux »… Un autre message, daté de samedi dernier, 11h55, indique un dépôt d’argent : 75.000 francs. Anne Irène redépose le téléphone et se tient coite.
Mais quand son mari sort de la douche, elle lui signale néanmoins que son portable a beaucoup tinté. L’homme déclare alors que ce sont « les gens du syndicat qui dérangent » par rapport à la fête du Travail. « On leur dit qu’il n’y a pas l’argent, ils ne comprennent pas », ajoute-t-il. Puis, touchant à peine son repas, il part pour le bureau, prétendant avoir un travai...

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