4e Congrès de l’Union nationale Camerounaise (UNC) : discours de clôture de S.E Paul BIYA, Président National

« Mesdames, 
Messieurs,
Chers Camarades,

Après quatre jours d’une réflexion intense et soutenue, après quatre jours de débats animés et particulièrement fructueux qui se seront déroulés dans une atmosphère de franche camaraderie, dans la sérénité et avec le sens aigu de nos responsabilités, voici que s’achèvent nos travaux.
Je sais, Chers Camarades, le sacrifice imposé aux uns et autres par ces journées qui, pour avoir été enrichissantes, ne furent pas moins harassantes.
Parce qu’elle aura été plus brève que les précédentes, notre rencontre nous a en effet astreints à un rythme de travail accéléré, plus dense, plus contraignant.
Vous n’avez pourtant, les uns et les autres, ménagé ni votre fatigue, ni même parfois votre santé. Chacun d’entre vous aura contribué activement et de façon remarquable, ponctuelle et assidue, au déroulement heureux de nos assises et, en définitive à leur éclatant succès.
Pour tant d’abnégation et de dévouement, témoins de votre patriotisme, de votre ardeur militante, de votre foi dans les options fondamentales du Renouveau et votre confiance en l’avenir de notre cher et beau pays, j’adresse à tous et à chacun mes plus sincères et chaleureuses félicitations.
Mes félicitations vont aussi à tous ceux qui, associés à différents niveaux à l’organisation de ce congrès ont été, au sein des diverses commissions et sous-commissions, les artisans discrets, mais omniprésents, efficaces et indispensables, de tout ce qui a été réalisé et qui a si bien réussi.
Leurs mérites sont d’autant plus louables que les conditions matérielles de leur travail ne se sont pas toujours révélées à la mesure des problèmes variés auxquels ils étaient confrontés, ni à la mesure de leur volonté de servir, ni à la mesure de leur très grande disponibilité.
Nous voulons espérer que nos hôtes nombreux, venus nous témoigner leur sympathie, leur amitié, ainsi que leur solidarité à l’égard de notre expérience de construction nationale, garderont surtout le souvenir heureux d’un peuple qui aura tout donné pour rendre leur séjour agréable à Bamenda ; un peuple qui les aura associés à un grand moment de son histoire, certes, mais, davantage et surtout, à l’intimité de sa vie et de ses efforts de progrès dans l’unité, la liberté, le travail et la justice.
Puissent-ils, en retour, transmettre à leurs peuples, dont ils se sont montrés les si dignes délégués et, observateurs, le sentiment profond de notre gratitude, ainsi que notre hommage appuyé qui exprime notre volonté de coopération, et porte notre message de fraternité et de paix.
Je voudrais enfin remercier les populations de la Mezam, des provinces du Nord-Ouest et de l’Ouest, sans l’hospitalité desquelles nous n’aurions pu nous réjouir de si beaux résultats de nos travaux.
En votre nom à tous, je leur exprime notre profonde gratitude, notre satisfaction, ainsi que nos vives félicitations.
Pour la confiance que vous avez bien voulu me renouveler en me portant à la présidence du parti, et pour votre motion de félicitations et de soutien, je voudrais également vous dire combien j’ai été sensible à tant d’encouragements et d’attachement. Je vous en remercie sincèrement.
Permettez-moi alors de vous assurer que je m’appliquerai à œuvrer à la promotion de cette société camerounaise nouvelle, que nos militants et nos compatriotes appellent de leurs vœux les plus ardents.


Chers Camarades ;
Au-delà du caractère cyclique des assises de notre congrès, les événements d’une nature exceptionnelle qui ont marqué la vie du parti et de la nation, depuis notre dernière rencontre à Bafoussam, nous ont imposé la nécessité de nous interroger sur la capacité de l’Union nationale camerounaise, d’apporter des réponses adaptées aux exigences nouvelles de l’œuvre de construction nationale, ainsi qu’aux préoccupations d’avenir du peuple camerounais.
En réponse à cette inquiétude, exprimant alors la volonté de nos militants et de nos compatriotes, dans leur immense majorité, délégués par ceux-ci, vous avez unanimement demandé qu’il soit procédé au changement de la dénomination de notre parti.
Notre congrès en a pris acte.
Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, puisqu’il faut l’appeler par son nom, voit donc le jour ici même, à Bamenda, ce 24 mars 1985.
Ainsi se trouve donc réalisé le vœu fervent de toutes les forces vives de la nation d’opérer, au sein du parti, une évolution significative des nouvelles espérances levées à l’aube du Renouveau national.
Ces nouvelles espérances nous commandent, dès à présent, de proposer aux Camerounais une nouvelle façon de vivre ensemble, une nouvelle compréhension de leurs droits et obligations, une nouvelle conception du militantisme politique, une marche plus hardie vers l’intégration nationale, gage de paix, de stabilité et de prospérité.
Il est réconfortant que la nécessité de cette évolution ait été ressentie et ait pu s’exprimer au cours des présentes assises, démontrant de manière éclatante que le souci d’ouverture, de libéralisation et de démocratisation qui caractérise la politique du Renouveau national est désormais une donnée permanente de la vie politique camerounaise.
Le parti aujourd’hui, s’identifie par conséquent et désormais à l’idée de rassemblement, comme à l’idée de progrès. Il est ouvert à toutes les sensibilités nationales, réceptif à toutes les idées et opinions susceptibles de contribuer positivement à la poursuite heureuse de l’œuvre de construction nationale.
Si donc, tous les Camerounais de bonne foi, quels qu’ils soient, où qu’ils se ...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie