Ordures ménagères à Yaoundé: Le défi persiste

Dans les 3e et 6e arrondissements de la capitale, le ramassage ne se fait pas au rythme souhaité depuis quelques jours.

Des tas d’immondices jonchent les ruelles derrière la mairie d’Efoulan dans le 3e arrondissement, ce lundi 16 mars. Cageots à tomates vides, bouteilles usées, couches jetables, sont entre autres, éparpillés sur la chaussée : la poubelle déborde. Cache-nez enfilé, Blaise Lama, ferrailleur et habitué du lieu affirme n’y avoir pas vu de camions de ramassage d’ordures depuis bientôt un mois. Un peu plus loin, au lieu-dit « Efoulan lac », c’est la même scène. Ici, la puanteur et les mouches ne laissent pas les riverains indifférents. Ce lundi matin, Romuald T., et Claude Ndala, laveurs de voitures, ont décidé de mettre le feu au tas d’ordures, histoire de les réduire et limiter leur avancée vers la route presque coupée en deux. « Toutes les cinq minutes, les gens viennent déposer les ordures ménagères. Et les camions-bennes qui passaient une à deux fois par semaine pour le ramassage ne passent plus. Nous sommes obligés de brûler ces déchets pour les cantonner », explique Claude Ndala. A Efoulan école, faute d’alternative efficace, quelques agents de la mairie de Yaoundé III ramassent les déchets dans un tricycle. « Il paraît que les préposés à ce service sont en grève. Et comme on a lancé le concours « Ville propre », la mairie de Yaoundé III nous a déployés pour nettoyer les rigoles et ramasser les ordures avant d’aller les benner derrière le marché Nsam », explique Jacques Ess...

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