Exploitation minière artisanale: Opération assainissement
- Par Aïcha NSANGOU N.
- 30 Apr 2026 08:25
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Le gouvernement met la pression pour faire régner l’ordre dans cette activité qui devrait être beaucoup plus rentable pour le Trésor public
L’assainissement du secteur de l’exploitation minière artisanale est un chantier perpétuel du gouvernement. Depuis ce lundi 27 avril, une nouvelle opération est mise en oeuvre avec la descente du ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, dans la région de l’Est. Il s’agit très exactement d’une opération de démantèlement total des unités de traitement de l’or au sein des sociétés illégales installées dans cette région. Mardi dernier encore, il faisait un certain nombre de rappels à des exploitants, notamment qu’au-delà de 30m de profondeur, on ne saurait encore parler d’exploitation artisanale ; ou encore que la production d’un seuil minimal de de 5 kg d’or est une obligation. Pour cette dernière instruction, il s’agit de booster les données sur la production annuelle de l’or au Cameroun et réduire l’écart entre l’or produit et l’or déclaré. Les exploitants doivent aussi respecter les obligations environnementales, avec le paiement d’une caution de 63 millions de F pour 21 hectares ; respecter les obligations fiscales, notamment le paiement de 25% de l'impôt synthétique minier libératoire ; et aller vers un système d’exploitation à vase clos. Toutes ces mesures visent non seulement à améliorer l'activité aurifère dans la région de l'Est, mais aussi assainir le secteur et optimiser les recettes provenant de cette filière. C’est que l’exploitation minière artisanale et semi-mécanisée, du fait de son caractère informel, ne profite pas suffisamment à la population, encore moins au Trésor public. Comme le souligne le rapport final de l’étude sur les filières de commercialisation de l’or et du diamant au Cameroun publié en 2021, « le système camerounais de traçabilité défaillant ne permet pas de suivre la production jusqu’au point d’export. Dans le cas de l’or, l’absence de traçabilité ferme les filières camerounaises aux débouchés offerts par les marchés régulés d’Angleterre, de Suisse, de l’Union européenne, des États-Unis ou même de la Chine, et les contraint de ne dépendre que d’un seul importateur, les Émirats Arabes Unis, ce qui constitue un risque commercial. Dans le cas du diamant, les failles du système de traçabilité ne respectent tout simplement pas le système de certification du processus de Kimberley. » La nouvelle phase de contrôle et de nouvelles mesures prises intervient au lendemain de la publication du rapport ITIE 2023 (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) dans lequel il apparaissait une disparité entre les données s’y trouvant et celles de la direction générale des Douanes, notamment sur les quantités d’or produites et déclarées. Avec fatalement des pertes financières énormes. Le rapport ITIE parle de pertes potentielles de recettes fiscales estimées à 165 milliards F. L’on expliquait au Minmidt, dont la mission dans cette chaîne...
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