Cameroun-OIT: La sécurité sociale au centre du débat

La Directrice régionale a donné une conférence de presse conjointe hier sur la question, en présence du ministre du Travail.

Comment promouvoir le travail décent en contexte africain ? La question a servi de fil conducteur aux échanges avec la presse hier. « La sécurité sociale concerne les travailleurs du formel. Mais en Afrique, 80% de l’emploi est créé dans l’informel », a souligné d’emblée la Directrice régionale de l’OIT pour l’Afrique, Fanfan Rwanyindo. C’était de cette conférence de presse organisée hier à Yaoundé par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona. A ce sujet, plusieurs questions ont été soulevées. Notamment sur la protection sociale. Le défi de l’organisation onusienne, est clair : « S’assurer que de plus en plus de travailleurs de l’informel entrent dans le formel ». Car le système classique, basé sur les cotisations salariales, « ne concerne qu’une infime partie des travailleurs », a souligné la Directrice régionale. L’OIT plaide donc pour une transition de « l’informalité à la formalité ». Objectif : étendre la couverture. Mais pas seulement. « Il faut aussi s’assurer que les caisses de sécurité sociale sont solides et que la pension ou les bénéfices reçus sont consistants », insiste- t-elle. « Recevoir une pension dérisoire après toute une vie de travail ne permet pas de vivre », a-telle ajouté. Sur le travail décent, la Directrice a posé un regard lucide. Le concept de « salaire minimum » ne suffit plus. « Aujourd’hui nous évoluons vers le l’idée de salaire qui permet de vivre ». Comment faire respecter les normes ? A cette question d’un journaliste,...

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