« Nous avons des populations dynamiques »

Mahamat Habibou, coordonnateur du projet Viva- Benoué.

Monsieur le Coordonnateur, au moment où se referme la visite interministérielle sur les chantiers du projet Viva-Benoué, avezvous le sentiment du devoir accompli ? Le projet a été construit par le gouvernement pour résoudre les défis de la région du Nord. La question de la sécurité alimentaire est également centrale, tout comme la gestion des ressources hydroélectriques et d'une manière générale, l'économie locale. La mission interministérielle est venue évaluer l'avancement du projet qui vise à transformer la vallée de la Bénoué dans son ensemble, à travers la construction des infrastructures, à savoir des aménagements hydroagricoles, pour booster la production agricole, notamment celle de la filière riz. Cette production devrait s'accompagner de la politique des chaînes de valeur qui a pour but de créer des emplois à partir de la production jusqu'à la commercialisation en passant par la transformation. Il s'agit, dans le cadre de ce projet, de produire, mais également de mettre en place, en lien avec le secteur privé, un secteur d'activité visant à transformer globalement la région. Il est question de mettre sur pied des petites unités de transformation qui vont assurer la valorisation du riz qui sera produit dans le cadre d'un partenariat entre les petits producteurs. Ceux-ci auront également le temps d'écouler leurs ressources parce qu'ils sont employeurs. Cette approche permettra de créer des emplois, de générer des revenus, mais aussi de satisfaire les marchés locaux, de la sous-région et pourquoi pas de l’Afrique. En termes d'acquis, de quoi pouvez-vous vous satisfaire ? C'est d'abord un projet d'infrastructures destiné à booster la production agricole. À ce titre, nous sommes engagés dans cette phase à aménager 7000 hectares. Et comme vous avez pu le constater, nous avons déjà à ce jour développé au moins 30 % de ces infrastructures. Ça veut dire qu'au fur et à mesure que celles-ci sont prêtes, nous les mettons en culture. C'est un acquis très important, parce que c'est ce sans quoi on ne peut pas produire en culture irriguée, surtout parce que nous faisons de l'irrigation. L'autre acquis, c'est que nous avons des populations dynamiques. Elles sont prêtes à mettre en valeur ces espaces sur lesquels nous sommes en train de développer ces infrastructures. L'autre &eacut...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie