Prise de décision: Parole au « porteur »

Si le droit d’aînesse existe encore dans certaines familles, ailleurs les plus nantis parlent plus fort.

Pas une réunion de famille, de deuil ou de baptême sans le consentement d’Albert Ndang Zang. Avant-dernier d’une fratrie de six, l’auditeur basé en Grande- Bretagne est celui dont la voix porte le plus dans la famille. Âgé de 36 ans, l’homme a son mot à dire dans tout ce qui concerne la famille. Et cette autorité, ce sont ses parents qui la lui ont conférée. Celui qu’on considère d’ailleurs comme une success story fait la fierté de sa mère. « Pourquoi je dois faire semblant lorsque c’est un seul enfant qui soutient toute la famille financièrement. Il faut quoi de mieux pour être chef de famille ? Même s’il est loin de nous, aucune décision ne peut être prise sans son aval », confie sa mère, Olive Zang, infirmière à la retraite. Si Albert Ndang a réussi à s’imposer dans sa famille grâce à son portefeuille, Serge Williams Fotso, journaliste, accorde de la valeur au droit d’aînesse. Bien qu’il reconnaisse qu’il est très difficile de mettre tous les enfants sur le même pied d’égalité, du fait de leur caractère et leur sensibilité, ce chef de famille tient à l’avis de son fils aîné dans la prise de décisions. Cependant, il lui arrive d’accorder davantage de protection à sa fille, qu’il considère plus vulnérable que ses frères. Mais pour maintenir l’harmonie, le chef de famille a sa recette : « J’adapte toujours mon attitude en fonction des besoins de chaque enfant. Je m’évertue aussi à respecter leur personnalité. J’évite les comparaisons constantes entre frères et soeurs, car chaque enfant évolue à son rythme. L’essentiel, selon moi, est de ne jamais afficher de préférence au point de blesser les autres enfants, et surtout de veiller à donner à chacun le même amour, la même attention et les mêmes chances, autant que possible. » Tout comme chez les Fotso, le couple Tsala lutte au quotidien contre les frustrations. Car selon la mère, Stéphanie Tsala Ndjana, ce sont les enfants qui créent les inégalités. Face à l’une de ses filles qui demande toujours plus d’attention que les autres, la maman fait la sourde oreille. Ici, le combat commence dès le bas ...

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