Interview: « L’unité est un héritage que nous devons préserver et faire grandir »
- Par Azize MBOHOU
- 17 May 2026 14:24
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Samuel Apouwo Ndéa, délégué régional du MINJEC Ouest
Le Cameroun célèbre le 20 mai la 54ᵉ édition de la Fête nationale de l’Unité. Quelles sont les grandes activités prévues ?
Nous avons prévu plusieurs types d’activités. D’abord, des actions de promotion de la citoyenneté. Elles portent sur la formation des formateurs au Programme national d’éducation civique. Elles incluent aussi des caravanes de sensibilisation aux valeurs d’unité, de paix, de patriotisme et de vivre-ensemble. Le 15 mai, une grande marche a eu lieu. Elle s’est terminée au stade de Tocket par une prière interreligieuse.
Des représentants des 4 aires culturelles ont pris des engagements pour renforcer la cohésion sociale au quotidien. Nous avons aussi créé un village de l’unité et de l’intégration nationale. Les administrations y présentent les opportunités gouvernementales et non gouvernementales. On y trouve également l’artisanat, la culture et les produits « made in Cameroon » pour encourager la substitution aux importations.
Les jeunes des écoles y participent à des compétitions socio-éducatives. Un espace gastronomique fait découvrir les spécialités des différentes régions. Pendant la semaine de l’unité, des activités sportives sont organisées. Les équipes portent les noms de valeurs comme la concorde, la solidarité, l’intégrité et la paix.
Sous la supervision du gouverneur, nous avons mis sur pied une commission de bénévoles. Elle travaille avec les Forces de défense et de sécurité. Ensemble, ils mènent des actions d’assainissement, de sensibilisation au code de la route et d’aide aux piétons. Un grand chantier civilo-militaire a permis de curer les caniveaux, désherber les espaces publics, planter des arbres et nettoyer les marchés et gares routières.
Les festivités se clôtureront par la retraite aux flambeaux le 19 mai et la parade du 20 mai au stade de Tocket. Des commissions assurent aussi la communication, la couverture sanitaire et la sécurité.
Quelle place occupe la jeunesse dans cette organisation ?
La jeunesse est au cœur de toutes les activités. Les leaders de jeunesse siègent dans le comité d’organisation. Ils sont aussi les principaux bénéficiaires des actions menées. La jeunesse représente 80 % de la population de l’Ouest. Nous ne pouvons pas organiser ces festivités sans elle. Elle a été impliquée dès la préparation. Nous ferons aussi le bilan avec elle après le 20 mai.
Comment renforcez-vous la synergie « armée-nation » ?
Cette synergie guide l’organisation de nos activités. Lors du chantier d’assainissement, civils et militaires ont travaillé ensemble pour l’intérêt général. Au village de l’unité, un espace est dédié aux métiers et à la logistique de l’armée. Des émissions radio interactives ont été diffusées. Elles permettent au public de mieux comprendre le rôle de l’armée. La collaboration entre l’armée et la population est essentielle pour notre sécurité.
Quelles actions menez-vous face à la consommation de stupéfiants et aux risques des réseaux sociaux ?
La consommation et la vente de stupéfiants restent un problème sérieux. Notre stratégie repose sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique forme des formateurs dans les établissements scolaires, les centres de formation et les communautés. Ces pairs éducateurs relaient le message auprès des jeunes. Nous avons aussi des E-volontaires qui surveillent les réseaux sociaux et y diffusent des messages de prévention.
Nous travaillons avec l’ANTIC et le Centre communautaire des jeunes de la Mifi. La région dispose de 49 centres multifonctionnels de promotion des jeunes. Ils offrent information, écoute et éducation de proximité dans les 40 arrondissements. La prévention est prioritaire. Les cas graves sont orientés vers des structures spécialisées.
L’Ouest peut-il servir de modèle pour les autres régions ?
Oui. Le vivre-ensemble est une réalité ici. Lors de la marche du 15 mai, les représentants des 4 aires culturelles et des communautés étrangères l’ont confirmé. Ils ont salué les mariages mixtes, la diversité culinaire et l’absence de conflits intercommunautaires. L’Ouest accueille aussi des personnes déplacées internes. Elles témoignent de la qualité de l’accueil et de la bonne cohabitation avec les populations hôtes.
Un mot pour les jeunes à l’occasion de cette 54ᵉ édition ?
Jeunes de l’Ouest, l’unité est un héritage que vous devez préserver et faire grandir. Ce n’est pas un acquis figé. C’est une construction quotidienne. Travaillez pour créer de la valeur et faire grandir l’économie. Exigez une répartition équitable des richesses. Rejetez la corruption. C’est ainsi que le Cameroun restera un havre de paix et de bien-être.
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